Alcaraz est tellement détendu qu'il ne sait pas contre qui il joue
En tennis, il y a plusieurs écoles. Allez, pour les besoins de cet article que je dois rendre rapidement, disons qu’il y en a deux. Il y a ceux qui étudient religieusement le tableau, calculent leur parcours potentiel jusqu'à la finale et connaissent probablement le revers du cousin au deuxième degré de leur prochain adversaire. Et puis il y a Carlos Alcaraz.
Dimanche, après sa victoire en trois sets contre Tommy Paul en huitièmes de finale de l'US Open à New York, l'Espagnol s'est pointé comme une fleur sur le plateau d'ESPN. Andy Roddick, ancien joueur américain et actuel consultant de la chaîne, lui demande ce qu'il pense de son futur adversaire.
A ce stade, on ne sait pas encore s’il s’agira du Grec Stefanos Tsitsipas ou de l'Américain Ben Shelton. Problème, Alcaraz n'a absolument aucune idée de ce dont parle Roddick. «Say again?», demande-t-il une première fois. Puis une deuxième.
Lorsque le champion américain répète sa question, le numéro 2 du tournoi finit par comprendre. Et surtout par réaliser qu'il s'est trompé de partie de tableau.
Puis l’Espagnol se penche sur les feuilles posées devant Roddick, histoire de vérifier qu'on ne lui raconte pas n'importe quoi. «Surprise!», lui répond l'ancien numéro 1 mondial. Les deux hommes éclatent alors de rire.
Night session
Entre-temps, le mystère a été résolu. Ben Shelton a expédié Stefanos Tsitsipas en trois sets, 6-2, 6-3, 6-4, et retrouvera donc Alcaraz en quarts de finale. Les deux joueurs se sont rencontrés à trois reprises, et l'Américain n'a encore jamais battu l'Espagnol.
Le match est programmé mardi soir, en deuxième rotation de la session nocturne sur le court Arthur-Ashe. Pour la Suisse, il faudra donc veiller tard. La session débute à 1h du matin mercredi avec Jessica Pegula contre Emma Navarro, avant Shelton-Alcaraz.
L'Espagnol, lui, sait désormais au moins contre qui il doit jouer. C'est un bon début. De quoi viser un troisième sacre à New York et un huitième Grand Chelem?
