Des centaines de personnes participent à la Marche de Pâques
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté lundi à Berne, lors de la Marche de Pâques, pour dénoncer la guerre et l'oppression. Elles ont exprimé leur solidarité avec les victimes de la violence partout dans le monde et ont appelé à s'engager plus pour la paix.
Près de 40 organisations, issues principalement des milieux de gauche et religieux, avaient appelé à cette manifestation. La Marche de Berne a lieu chaque année le lundi de Pâques des environs de Berne jusque sur la place de la cathédrale.
Des drapeaux arc-en-ciel flottaient dans le cortège et des banderoles demandaient à la Suisse de reconnaître la Palestine, a constaté sur place un journaliste de Keystone-ATS.
Les guerres, les génocides, les nettoyages ethniques et les violences contre la population ont coûté la vie à des centaines de milliers de personnes, selon l’appel officiel de la Marche. «Beaucoup se sentent impuissants face à cette violence. Nous faisons partie d’une longue chaîne de personnes qui résistent à la guerre et à la violence.»
Le travail pour la paix est souvent présenté comme naïf
«Nous sommes submergés par des informations sur des bombardements, des massacres, des famines. Et le plus effrayant dans tout cela, ce n’est pas la violence en soi, mais la rapidité avec laquelle nous nous y sommes habitués», a déclaré devant la foule Virginia Köpfli, présidente du mouvement féministe pour la paix Frieda.
Le travail pour la paix est souvent présenté comme naïf. Mais les naïfs sont ceux qui croient que plus d’armes apportent la paix et que la sécurité est garantie par la séparation. Les utopies ne sont pas en contradiction avec la réalité, mais constituent une boussole indispensable pour un monde juste, non violent et capable de changement.
Les marches de Pâques existent en Suisse depuis les années 1960. A Berne, la tradition s’est essoufflée vers la fin de la guerre froide, mais elle a connu un regain d’intérêt en 2003 après l’invasion américaine en Irak. (tib/ats)
