«Aujourd'hui, j'ai lancé virtuellement les négociations d'optimisation de notre ALE existant avec la Chine avec le ministre du Commerce Wang Wentao», a écrit lundi le conseiller fédéral en charge du dossier Guy Parmelin sur X.
Parmi les priorités de la Suisse dans ces négociations, on trouve plus concrètement «la révision ou l'extension des concessions tarifaires pour les produits industriels, en mettant l'accent sur les produits suisses qui ne bénéficient pas encore d'un traitement préférentiel dans le cadre de l'ALE existant, soit environ 4% du commerce effectif entre la Suisse et la Chine», précise le Département fédéral de l'économie (DEFR) à l'agence de presse Keystone-ATS.
Le traitement tarifaire doit aussi être amélioré pour des produits qui sont toujours confrontés à des obstacles tarifaires élevés. Dans le domaine industriel, il s'agit des secteurs des produits pharmaceutiques, des matières plastiques, des appareils optiques, des machines, des montres et des produits chimiques.
Dans le cas des montres suisses, presque toutes les exportations vers la Chine bénéficient de concessions partielles, mais des droits de douane compris entre 4,4 et 9,2% sont encore appliqués et des droits de douane de plusieurs millions de francs continuent d'être payés, constate le DEFR. La Suisse vise en outre un meilleur accès au marché chinois dans le domaine agricole, par exemple pour les produits à base de café, les préparations alimentaires, le fromage et les cigarettes.
Les conditions d'accès mutuel au marché pour les investissements doivent aussi être améliorées. Enfin, le DEFR cite «le renforcement des dispositions existantes en matière de normes environnementales et de travail. Cela inclut les aspects des droits de l'homme liés à l'activité économique».
En 2014, la Suisse était le premier pays européen à avoir défini un ALE avec la Chine, deuxième économie mondiale. Le but de l'accord était notamment de réduire les taxes, alors très élevées, sur les produits chers. La question des droits humains avait alors déjà agité les esprits.
La gauche réclame d'aller plus loin que ce qui est prévu par le Conseil fédéral. En commission parlementaire, ses propositions n'ont pas trouvé de majorité. Elle a déjà évoqué la possibilité d'un référendum contre une modernisation de l'accord qui ne prendrait pas davantage en compte les aspects sociaux et environnementaux. Une coalition d'ONG a fait de même. (ats)