Les conseillers fédéraux ont célébré la Suisse
Aux quatre coins du pays, Guy Parmelin, Elisabeth Baume-Schneider, Albert Rösti, Beat Jans et Martin Pfister ont commencé vendredi les festivités du 1er août avec différentes prises de parole. Tous se sont penchés sur les particularités qui font le succès de la Suisse, au coeur d'un monde instable.
👉 Notre direct sur le 1er août
Guy Parmelin à Renens
Le président de la Confédération Guy Parmelin, accompagné de sa femme Caroline, a été accueilli par plusieurs centaines de personnes à Renens (VD). Entre deux gorgées de rosé, le Vaudois a pris le temps d'échanger et de prendre quelques photos avec les personnes venues le rencontrer.
Ce petit bain de foule a aussi rassemblé plusieurs casquettes rouges «Switzerland Great Since 1291», devenues virales depuis que le président de la Confédération en a porté une lors de la Coupe du monde de football en Amérique du Nord.
Il a déclaré:
«Renens est une ville forte d’un riche passé industriel. Elle nous rappelle que la Suisse s’est d’abord construite par le travail, par le sens de l’effort et la solidarité de femmes et d’hommes qui ont contribué – simplement – par leur savoir-faire et leur persévérance à assurer la prospérité de notre pays», a-t-il poursuivi.
«Assise solide», «diversité basée sur des règles communes et le respect des institutions», la «liberté responsable» et la «démocratie directe» forgent la Suisse, selon le Vaudois. «Soyons fiers de cette Suisse-là: libre, diverse, travailleuse, solidaire envers ceux qui en ont besoin, exigeante quant aux devoirs de chacun», a résumé le président de la Confédération.
Elisabeth Baume-Schneider à Lucerne
A Lucerne, Elisabeth Baume-Schneider a mis en avant le multilinguisme, «l'un des grands trésors de notre pays». La connaissance des autres langues nationales résonne comme une promesse «que nous voulons vraiment nous comprendre, au-delà des frontières linguistiques et culturelles». Les autres régions et cantons constituent en effet une source d'inspiration.
La Jurassienne a critiqué les tendances observées dans certains cantons alémaniques – notamment à Lucerne – contre l'enseignement précoce du français. La connaissance des autres langues nationales est une condition indispensable à la cohésion nationale, selon elle.
Albert Rösti à Zurich et dans les Grisons
La Suisse navigue dans un monde marqué par les tensions, notamment les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient. Dans son allocution à Fehraltorf (ZH) et au Val Müstair (GR), Albert Rösti a appelé les citoyens à faire preuve de confiance. Si les conflits internationaux, les tensions géopolitiques et le protectionnisme remettent en question les certitudes des dernières décennies, la Suisse dispose, selon lui, des atouts nécessaires pour surmonter ces défis.
Elle possède de nombreuses particularités qui l'aident à surmonter les crises. Pour Albert Rösti, il s'agit de la liberté économique, de la démocratie directe, du fédéralisme et de la neutralité.
Il a aussi plaidé pour une plus grande autonomie énergétique devant passer, selon lui, par le développement de la production indigène, notamment de l'hydraulique, et la levée de l'interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires.
Beat Jans dans le canton de Bâle
«C’est souvent la loi du plus fort qui prévaut, plutôt que la force du droit», a pour sa part souligné Beat Jans à Therwil (BL). Selon le Bâlois, la coopération avec les pays voisins et l’UE est déterminante face aux grands défis d’un «monde interconnecté, numérisé et mobile».
L’Europe fait elle aussi partie de notre patrie, a-t-il ajouté. «Nous n'appartenons certes pas à l’UE, mais nous faisons partie de l’Europe. La géographie fait de nous des voisins, l’économie des partenaires, et nos valeurs et intérêts communs, des alliés.»
Martin Pfister à Rorschach
Martin Pfister, qui s'exprimait à Rorschach (SG), a comparé l'image de la Suisse au test de Rorschach en psychologie: chacun reçoit la même image, et pourtant chacun y voit quelque chose de différent. C'est là l'une des forces du pays.
«Comme me l'a expliqué un psychologue, le secret du test de Rorschach est de ne pas se concentrer sur les détails, mais sur l'ensemble», a-t-il relevé.
Bien que le tableau mondial puisse être décourageant, M. Pfister voit régulièrement en Suisse des lueurs d'espoir. Il a pris pour exemple la solidarité qui s'est exprimée après la catastrophe de Blatten. (ats)
