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Santé

Les complémentaires comme option dans l'assurance de base

Les complémentaires comme option dans l'assurance de base

A young woman getting an acupuncture treatment on her back. She is standing in the therapist's office, the therapist is inserting acupuncture needles on her back.
Le dos d'une personne recevant un traitement d'acupuncture.Image: E+
Les médecines complémentaires pourraient devenir une prestation optionnelle de l'assurance obligatoire pour le National. La balle est désormais dans le camp du Conseil des Etats.
11.09.2024, 21:2811.09.2024, 21:28

Les médecines complémentaires doivent être prises en charge comme une prestation optionnelle de l'assurance obligatoire des soins (AOS). Le National a adopté mercredi, par 94 voix contre 86 et 10 abstentions, une motion de Philippe Nantermod (PLR/VS) en ce sens. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

«Après que le peuple a accepté en 2009 la prise en charge des médecines alternatives par l'assurance obligatoire des soins, cinq d'entre elles, soit l'acupuncture, la médecine anthroposophique, la pharmacothérapie de la médecine traditionnelle chinoise, l'homéopathie et la phytothérapie, sont prises en charge»
Extrait de la motion.

Or il critique le fait que de nombreuses thérapies complémentaires ne reposent pas sur les critères légaux d'efficacité, d'adéquation et d'économicité.

«Il est difficilement justifiable d'imposer à l'ensemble des assurés l'obligation de cotiser pour financer des prestations qui reposent pour l'essentiel sur l'intime conviction de certains praticiens et patients, et non sur des données scientifiques objectives»
Philippe Nantermod (PLR/VS)

Les médecines complémentaires doivent donc devenir une option. Ainsi, les citoyens qui le désirent ne bénéficieraient plus du remboursement des thérapies alternatives et ne participeraient plus à leur financement.

Introduire une exception ou une possibilité de choix pour certains des domaines serait contraire à l’obligation de s’assurer, a contré le Conseil fédéral. En outre, introduire une option serait extrêmement complexe sur le plan technique et ne serait pas non plus proportionnée compte tenu du montant des coûts des prestations de médecine complémentaire pris en charge par l'AOS, qui s’élève à environ 18 millions de francs par année. (jch/ats)

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