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La Suisse invitée à rejoindre le Conseil de paix de Trump

Le président américain Donald Trump est attendu mercredi à Davos.
Donald TrumpKeystone

La Suisse invitée à rejoindre le «Conseil de paix» de Trump

Le président américain veut créer une organisation visant à la résolution des conflits dans le monde en concurrence avec l'ONU. La Suisse est invitée à en faire partie.
20.01.2026, 11:3420.01.2026, 11:34

La Suisse a été invitée à rejoindre le «Conseil de paix» du président américain Donald Trump. Elle a été approchée le week-end dernier, a indiqué mardi le chef de la communication du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Nicolas Bideau.

«La Suisse étudie actuellement les détails de la charte et discute avec les parties concernées, dont les Etats-Unis», a précisé Bideau en marge du Forum économique mondial (WEF) à Davos. Berne n'a en revanche pas reçu l'invitation à la réunion que le président américain compte organiser avec les «différentes parties» dans la station grisonne au sujet du Groenland cette semaine.

«Comme je l'ai exprimé à tous, très clairement, le Groenland est impératif pour la sécurité nationale et mondiale. Il ne peut y avoir de retour en arrière, sur ce point, tout le monde est d'accord!»
Trump sur Truth Social

Donald Trump a également indiqué qu'il avait eu «un très bon entretien téléphonique» avec Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan, au sujet du Groenland. «Les Etats-Unis d'Amérique sont de loin le pays le plus puissant au monde (...) Nous sommes la seule PUISSANCE capable d'assurer la PAIX dans le monde et cela se fait, tout simplement, par la FORCE !», a-t-il dit.

Des Européens opposés aux projets

«En vertu du droit international, le Groenland appartient au Danemark et jouit d'un statut d'autonomie étendu. Toute modification de ce statut nécessite l'accord du Danemark et du Groenland», indique le DFAE.

Le républicain avait affirmé lundi que les dirigeants européens ne vont pas «résister beaucoup» à son projet de s'emparer du Groenland. «Je ne pense pas qu'ils vont résister beaucoup. Nous devons l'avoir», a-t-il déclaré à un journaliste en Floride qui l'interrogeait sur ce qu'il prévoyait de dire aux Européens qui s'opposent à ses projets.

Ex-premier ministre suédois, Carl Bildt a publié sur X ce qui ressemble à une invitation officielle à participer à l'événement jeudi matin. «Ce sera intéressant de voir comment les choses vont tourner», a-t-il écrit.

«Selon la charte, il s'agira d'une organisation internationale dotée d'un large mandat, mais dont tous les pouvoirs pertinents seront entre les mains d'un certain Donald Trump»
Carl Bildt

(jzs/ats)

Donald Trump n'a pas aimé se faire sermonner
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