Les CFF ont fait une bourde
Ce n'est assurément pas le début de semaine qu'espéraient les nombreux passagers de l'Interregio d'Olten à Zurich, ce lundi matin. Le train aurait dû s'arrêter à Aarau à 8h13, mais il n'en a rien été, comme le rapporte un témoin oculaire. Déjà massés près des sorties, les voyageurs ont constaté, stupéfaits et quelque peu désorientés, que le train continuait simplement sa route.
Que faire, dès lors? Une première annonce ne répond que partiellement à la question. «En raison d'une erreur opérationnelle, nous avons malheureusement dépassé l'arrêt d'Aarau», annonce-t-on. Et de préciser: le train poursuivra jusqu'à Brugg. «Comment peut-on rater Aarau?», se demandaient les passagers. Et, bien sûr, comment rejoindre maintenant Aarau.
Un retard conséquent et sans remboursement
Aucune correspondance supplémentaire spéciale n'a apparemment été mise en place. Les voyageurs à destination d'Aarau ont simplement dû reprendre la prochaine connexion en sens inverse depuis Brugg. Une deuxième annonce a au moins précisé qu'il n'était pas nécessaire d'acheter un billet supplémentaire.
Le prochain train depuis Brugg est parti à 8h32. Il est arrivé effectivement à Aarau à 8h45, et les passagers ont cette fois eu le droit de descendre. Ce petit «trajet supplémentaire» a donc finalement causé un retard de 32 minutes. Ce n'est pas suffisant pour prétendre à une indemnisation, comme les CFF l'indiquent sur leur site internet. Ce n'est en effet qu'à partir de 60 minutes de retard et d'un coût de billet supérieur à cinq francs que 25% du prix du billet peut être remboursé.
Un autre incident similaire
Mais à quelle fréquence un arrêt en gare est-il ainsi manqué? Les CFF se montrent peu loquaces sur ce type d'incidents. Ils ont déjà indiqué en novembre 2024 qu'aucune statistique n'était tenue concernant les cas où un train freine trop tard ou dépasse une gare. Notre question est pour l'heure restée sans réponse.
Le 8 novembre 2024, la gare d'Aarau avait déjà été victime d'une telle mésaventure. L'InterRegio en provenance de Zurich avait certes pu freiner en gare d'Aarau, mais trop tard. «Notre mécanicien a malheureusement freiné un peu trop tard», avait annoncé le haut-parleur du train. Les deux wagons de tête n'étaient déjà plus à quai. Ceux qui voulaient descendre devaient le faire par les wagons situés plus en arrière. Et ceux qui voulaient monter devaient d'abord marcher un peu. Le train a alors pris quelques minutes de retard.
D'autres petits problèmes techniques épars
En septembre 2009, un train express avait traversé Aarau sans s'arrêter, et ce, deux fois en l'espace d'une seule semaine. Pour 170 000 arrêts desservis, un arrêt en moyenne est oublié, avait alors expliqué un porte-parole des CFF interrogé sur le sujet. Un mécanicien commet une telle erreur en moyenne une fois au cours de l'ensemble de sa carrière professionnelle, ce qui lui cause généralement une certaine gêne.
Un autre petit incident s'est produit en gare d'Aarau il y a quelques mois. Début novembre, les informations de correspondance s'étaient affichées à l'envers sur le tableau d'information d'un quai. La cause? Un capteur défectueux. Ce dernier est responsable de l'orientation correcte de l'affichage, a expliqué Mara Zenhäusern, porte-parole des CFF. En cas de défaillance du capteur, le texte peut apparaître en miroir ou, justement, à l'envers. (pin)
