Mis en cause pour son soutien exprimé à Donald Trump, le conseiller fédéral Albert Rösti s'est expliqué dimanche soir. Il admet qu'un conseiller fédéral n'a pas à s'exprimer sur des élections à l'étranger.
«J'ai répondu à une question d'un étudiant plutôt comme Albert Rösti, mais je suis bien conscient qu'un conseiller fédéral ne doit pas commenter des élections à l'étranger», a déclaré le Bernois au journal télévisé de la RTS. Il réagissait à la polémique créée par ses propos.
II y a une semaine, devant un parterre d'étudiants bâlois, il s'était dit «personnellement plutôt pour Donald Trump». Il avait toutefois ajouté qu'il avait de «la peine» avec «sa personnalité», selon des propos rapportés par les journaux de Tamedia.
Cette prise de position concernant une élection dans un autre pays a été critiquée dans la sphère politique suisse. Le politologue Michael Hermann l'a qualifiée de «problématique d'un point de vue diplomatique».
«La Suisse est un pays neutre, c'est ce que pense aussi l'UDC. Le Conseil fédéral doit faire preuve de beaucoup de retenue, pas choisir un camp. C'est très maladroit, de plus juste à la veille des élections», avait-il expliqué.
La présidente de la Confédération Viola Amherd a elle apporté une réponse plus conforme à la tradition. Devant les membres de l'Association de la presse étrangère à Berne, elle a simplement dit que «ce sont les électeurs des Etats-Unis qui vont choisir». «On n'intervient pas et on travaille avec les chefs d'Etat élus démocratiquement», a-t-elle ajouté. (tib/ats)