Au moins 15 personnes se sont noyées en Suisse en un mois
En l'espace d'un mois seulement, au moins 15 personnes se sont noyées en Suisse, dont deux récemment dans l'Aar. Selon la Société suisse de sauvetage, le nombre de cas dépasse actuellement celui de l'année dernière.
Par rapport aux années précédentes, le nombre actuel de cas est plutôt élevé, a indiqué la Société suisse de sauvetage (SSS) à Keystone-ATS. Certes, ils restent inférieurs aux chiffres enregistrés en 2022 et 2023, mais ils sont déjà supérieurs à ceux de 2024 et 2025.
Entre 1931 et 1974, le nombre de décès liés à la baignade en Suisse était très élevé. Depuis lors, il n’a cessé de baisser. Ces dernières années, le nombre de cas s’est maintenu autour d’une moyenne d’une cinquantaine de décès par an. Compte tenu de la croissance démographique, le taux de noyades pour 100 000 habitants est plus significatif, selon la SSS. En 2025, il s’élevait à environ 0,5.
Les joies de la baignade ont un revers
Par beau temps, davantage de personnes se trouvent dans ou au bord de l’eau, ce qui augmente l’exposition au risque, selon la SSS. La surestimation de ses propres capacités, la sous-estimation des dangers ainsi que les conditions changeantes des courants constituent également des facteurs non négligeables.
Les jeunes adultes âgés de 17 à 32 ans ainsi que les personnes de 65 ans et plus sont particulièrement concernés par les accidents. Alors que les comportements à risques jouent un rôle essentiel chez les jeunes adultes, des facteurs liés à la santé viennent s’y ajouter chez les personnes âgées. Les statistiques montrent en outre que les hommes sont nettement plus souvent victimes d’accidents mortels que les femmes.
Des dangers naturels imprévisibles
La plupart des accidents mortels se produisent dans des plans d’eau naturels tels que les lacs et les rivières. Contrairement aux piscines, les conditions y sont moins prévisibles, selon la SSS.
Dans les rivières, ce sont surtout les courants, les obstacles, les barrages et les points de sortie difficiles qui constituent des risques. Les distances, la température de l’eau ou les changements météorologiques sont sous-estimés dans les lacs. (ats)
