Une campagne nationale pour s'assurer contre le cybercrime
Les annonces de cyberattaques ont continué d'augmenter en 2025. Face à la multiplication des tentatives de fraude et d'hameçonnage, entreprises et particuliers sont de plus en plus nombreux à s'assurer contre ces dommages. Les PME restent toutefois à la traine, selon l'Association suisse d'assurances. Une campagne nationale de sensibilisation à la cybersécurité débute lundi.
Vol de données, rançongiciels, interruption d'activité: les cyberattaques coûtent cher. Une cyberassurance couvre les dommages propres, c’est-à-dire les frais occasionnés à une entreprise ou à un particulier. Il s’agit par exemple des interruptions d’exploitation, ou des pertes financières à la suite d'une cyberattaque.
La plupart de ces assurances couvrent aussi les dommages provoqués à des tiers. Les demandes d'indemnisation des rançons et les sinistres liés à des conflits armés sont généralement exclus de ces contrats, souligne l'Association suisse d'assurance (Asa). Gabor Jaimes, expert en cyberassurance de l'Asa, indique:
PME moins protégées
Le marché ne cesse de croître. Selon les chiffres de l'Asa de l'année dernière, plus de 400 000 particuliers et quelque 67 000 entreprises en Suisse disposent d'une telle assurance. Au total, 10,8% des entreprises domiciliées en Suisse sont couvertes contre les cyberrisques.
Ces chiffres varient néanmoins en fonction de la taille de l’entreprise: si plus de la moitié des grands groupes disposent d’une cyberassurance, ce n’est le cas que de 5 à 10% des PME. L'Asa regrette:
Campagne nationale
Les cyberattaques ont continué d'augmenter en 2025. Au total, 64 733 annonces ont été enregistrées, soit 3% de plus qu'en 2024, a indiqué fin mars l'Office fédéral de la cybersécurité (Ofcs). Les tentatives de fraude, comme les appels téléphoniques par de fausses autorités, représentent 55% des cas.
Dans ce contexte, l'Ofcs, l'Asa, les CFF, la Poste et les corps de police cantonaux lancent du 11 avril au 10 mai la campagne nationale s-u-p-e-r.ch, qui vise à sensibiliser la population à la cybercriminalité et «encouragera le public à mettre en œuvre les connaissances acquises et à rester vigilant», indiquent les organismes dans un communiqué. (btr/ats)
