Uber se lance dans la course aux robotaxis en Suisse
La plateforme Uber prévoit de lancer un service commercial de robotaxis dans la région de Zurich, a-t-elle annoncé ce mercredi 17 juin. Le démarrage est prévu d’ici à la fin de l’année, sous réserve des autorisations des autorités. Dans un premier temps, les trajets pourront être réservés via l’application Uber.
Uber entend collaborer avec l’entreprise chinoise WeRide, qui fournit la technologie de conduite autonome. A Zurich, la société suisse Rydera sera chargée de la gestion de la flotte. Selon le communiqué, celle-ci sera «déployée progressivement, en étroite coordination avec les autorités». Cette montée en puissance comprendra également le passage à des services commerciaux entièrement sans conducteur dans les principales zones urbaines. Mais, pour y parvenir, Uber devra apporter les preuves requises par les autorités.
Selon Uber, la Suisse offre un cadre réglementaire parmi les plus avancés au monde en matière de conduite autonome, associé à un marché attractif. Depuis mars 2025, grâce à une modification de la loi, les véhicules sans conducteur sont autorisés à circuler sur des itinéraires officiellement approuvés sans personnel de sécurité à bord. Ils doivent toutefois être supervisés par un opérateur depuis une salle de contrôle centrale.
Le lancement à Zurich sera le deuxième en Europe. Uber avait précédemment annoncé un lancement similaire dans la capitale espagnole, Madrid. Après Zurich, Uber et Weride proposeront le service de robotaxis dans quinze villes à travers le monde, dont Abou Dabi et Dubaï.
Les CFF et CarPostal aussi impliqués dans le robotaxi
En novembre dernier, Weride a reçu l'agrément de l'Office fédéral des routes pour l'exploitation de véhicules autonomes dans la région de Furttal, dans le canton de Zurich. Le Swiss Transit Lab, les cantons de Zurich et d'Argovie, ainsi que les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF), travaillent à la mise en place d'un service visant à compléter les transports publics par des véhicules autonomes.
Ce projet, baptisé «Iamo», vise à proposer des trajets au même prix que les transports en commun et à mieux relier cette zone relativement peu peuplée aux gares. Le service devrait être accessible au public dans le courant de l'année.
Le 1er juin, le projet «Amigo» de CarPostal, en Suisse orientale, a également reçu l'autorisation des autorités pour une phase d'essai sur les routes de la vallée du Rhin, dans la région de Saint-Gall . Durant cette phase, les véhicules seront accompagnés d'un conducteur de sécurité. A partir de 2027, ils devraient circuler de manière autonome dans la zone cartographiée, à cheval sur les cantons de Saint-Gall et d'Appenzell. CarPostal collabore avec le fournisseur chinois Baidu Apollo pour ce projet. La flotte initiale comprend 25 véhicules.
Jürg Röthlisberger, directeur de l’Office fédéral des routes, affirme au sujet de l'initiative de La Poste:
Selon lui, ce projet a le potentiel de devenir une véritable révolution pour l’automatisation des véhicules en Suisse. L’objectif est d’assurer le premier ou le dernier kilomètre jusqu’à une gare ou une ligne de bus. La vallée du Rhin se prête particulièrement bien à ce projet pilote, car les transports publics n’y sont pas accessibles à pied aussi facilement que dans une ville. Interrogé par nos soins, Stefan Regli, directeur de CarPostal précise:
(ste/ch media/adapt. hun)
