Pourquoi Microsoft est dans le viseur des autorités suisses
Les licences Microsoft ont connu récemment de «nombreuses augmentations». Sont-elles licites?
Des dénonciations sont parvenues à la Comco suite aux «très fortes» hausses des prix des licences, notamment celles de la suite bureautique Microsoft 365, utilisées massivement par les entreprises, précise jeudi le gendarme de la concurrence. Les administrations publiques et des entités publiques et parapubliques recourent également à ces logiciels.
Les raisons qui ont poussé Microsoft à augmenter les prix seront également analysées. «Si la marge a été augmentée sans amélioration des prestations, cela pourrait constituer un abus», a rappelé Ducrey. Microsoft devra répondre à un questionnaire sur ce sujet.
Des questions sans réponses
Dans une prise de position, un porte-parole du géant américain indique que «Microsoft s'engage à respecter la législation suisse en matière de concurrence et coopérera avec la Comco dans le cadre de son enquête préalable».
D'autres questions, notamment au sujet du nombre et de la justification des hausses de prix, sont restées sans réponse.
Microsoft revendique globalement plus de 430 millions d'utilisateurs pour Microsoft 365. Début décembre, le mastodonte de Redmond a frappé les esprits en annonçant des hausses de tarifs pour sa suite bureautique qui entreront en vigueur en juillet 2026. L'offre Business Basic a ainsi augmenté d'un dollar par mois, à 7 dollars, ce qui représente un bond de presque 17%.
Payer jusqu'à 13% de plus
La hausse la plus forte touche l'offre 365 F1, qui passe à 3 dollars de 2,25 dollars initialement, soit une tiers de plus. Selon la prestation choisie, les entreprises devront payer jusqu'à 13% de plus.
Microsoft a justifié ces augmentations par l'inclusion de son outil d'intelligence artificielle Copilot à la suite bureautique, mais également par l'ajout de nouvelles fonctionnalités de gestion de terminaux et de sécurité. La précédente hausse globale de prix remonte à mars 2022.
(ats)
