Les CFF ont un projet très lucratif avec Nike
Les voyageurs qui fréquentent souvent Zurich se souviennent sûrement de l’ancien hall des guichets des CFF, situé dans l’aile nord de la gare centrale. C’est là, juste à côté du célèbre Ange de Niki de Saint Phalle, que des billets étaient encore vendus jusqu’à l’an dernier. Depuis, les CFF ont transféré leur centre de voyages du côté sud de la gare, libérant ainsi des surfaces commerciales dans un emplacement de premier choix.
Il faudra toutefois patienter avant que les nouveaux locataires puissent s’y installer. Les importants travaux de transformation de l’aile nord ont pris du retard. Initialement, les CFF prévoyaient une ouverture d’ici à la fin de l’année 2025. Celle-ci est désormais repoussée à 2027.
Jeudi, lors d’une visite du chantier, les représentants des CFF ont assuré que le retour de l’activité au cœur de la gare centrale était désormais proche. «Nous remettrons les surfaces aux locataires en janvier prochain», explique Sigrid Wittl, responsable générale du projet. Ceux-ci pourront alors commencer l’aménagement de leurs locaux, une opération qui devrait durer environ trois mois. Une ouverture est donc attendue au cours du deuxième trimestre de l’année prochaine.
Difficile de trouver un meilleur emplacement
Les nouveaux locataires sont le fabricant américain d’articles de sport Nike et la chaîne allemande de parfumeries Douglas, comme nous l’avions révélé. Tous deux paient un prix élevé pour bénéficier d’un emplacement aussi stratégique. La surface louée par Nike s’étend sur 995 mètres carrés et, selon la NZZ, son loyer annuel devrait représenter un montant de plusieurs millions de francs, dans une fourchette moyenne à élevée.
Pour les CFF, ces revenus locatifs constituent une source de financement bienvenue, réinvestie dans les infrastructures ferroviaires et les gares. «Les revenus des loyers restent dans le système», souligne Philipp Scherble, responsable des projets de gares aux CFF.
La rénovation de l’aile nord de la gare CFF ne concerne pas seulement les pendulaires, qui disposeront bientôt d’une offre commerciale plus étoffée. Les étages supérieurs du bâtiment accueillent également les conducteurs de locomotive et les accompagnateurs de trains, qui y enfilent leur uniforme, s’y reposent entre deux services ou prennent leur repas à la cantine. «Sans l’aile nord, aucun train ne circulerait», rappelle Philipp Scherble. C’est pourquoi il était indispensable de rénover le bâtiment tout en maintenant son exploitation.
C’est précisément cette contrainte qui explique en grande partie les retards, indique Sigrid Wittl. A cela se sont ajoutées plusieurs difficultés techniques, notamment l’installation de la grue de chantier. Celle-ci a dû être placée sur le toit, la place située devant l’entrée nord étant construite sur un sous-sol et incapable de supporter un tel poids. (adapt. hun)
