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Pénurie de pédiatres: certains cantons «sévèrement» touchés

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Certains cantons sont «sévèrement» touchés par la pénurie, avec une faible densité de pédiatres.Keystone

Pénurie de pédiatres: certains cantons «sévèrement» touchés

La Suisse connaît une pénurie de pédiatres, à différentes échelles selon les cantons. Sur le territoire national, on trouve environ un pédiatre en équivalent plein temps (EPT) pour 1600 enfants de moins de 18 ans, selon une étude de l'Université de Berne.
01.09.2026, 17:5401.09.2026, 17:54

En 2024, 1499 pédiatres travaillaient en Suisse dans le domaine des soins de base, souligne mardi l'Université de Berne dans un communiqué. Selon des estimations, cela équivaut à 1017 EPT.

Le canton de Genève est le mieux loti avec environ un EPT pour 750 enfants, alors qu'on en recense un pour 1100 enfants dans les cantons de Vaud, de Bâle-Ville et du Tessin.

A l'inverse, certains cantons sont «sévèrement» touchés par la pénurie, avec une faible densité de pédiatres, particulièrement Appenzell Rhodes-Extérieures (1 pour 4750 enfants) et d'Obwald (1 pour 4150).

«Nous avons été surpris par l'ampleur des différences entre les cantons», souligne Lorenz Leuenberger, premier auteur de l'étude, pédiatre de formation et doctorant à l'Université de Berne, cité dans le communiqué.

Beaucoup de temps partiel

Les auteurs ont identifié le travail à temps partiel, les incitations financières défavorables et les conditions de travail de plus en plus difficiles comme les principaux facteurs de pénurie. Pas moins de 87% des professionnels actifs dans les soins de base exercent à temps partiel. Ils s'occupent en moyenne de 22 enfants par jour, un chiffre qui peut toutefois doubler dans les cantons mal desservis.

Parmi les raisons de la baisse d'attractivité de la médecine de premiers recours, beaucoup de répondants ont cité la charge administrative de plus en plus lourde, les attentes croissantes des parents ainsi que le risque financier lié à la gestion d'un cabinet. La densité de pédiatres est d'ailleurs plus élevée dans les cantons où leur rémunération est plus importante.

Cas mineurs aux urgences

Cette pénurie a également des conséquences sur les hôpitaux pédiatriques. En effet, face à la difficulté à obtenir un rendez-vous rapidement, de nombreux parents se tournent vers les services d'urgence, même pour des cas mineurs. Cela pèse sur les hôpitaux et peut s'avérer coûteux et contraignant pour les familles.

Il est nécessaire d'agir, estime Claudia Kuehni, responsable du groupe de recherche sur la santé des enfants et des adolescents et professeure à l'Institut de médecine sociale et préventive de l'Université de Berne. Selon elle, les résultats de l'étude ont créé une base pour mettre en place des mesures de politique de santé ciblées dans les zones où les soins sont particulièrement rares.

Pour cette étude parue dans la revue Swiss medical weekly, 60% des membres de la Société suisse de pédiatrie ayant une activité clinique et une formation de médecin spécialiste ont participé à l'enquête.

Les résultats de l'enquête ont été combinés avec les données officielles de la Société médicale suisse (FMH) et de l'Office fédéral de la statistique. (sda/ats)

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source: sda / salvatore di nolfi
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