L'Uni de Berne comble des lacunes dans la formation des planètes
Grâce à une expérimentation à l'aide de vols paraboliques en apesanteur, ils ont démontré qu'un certain processus physique peut également se produire là où se forment les planètes. On en sait ainsi davantage quant aux premières étapes de la formation de ces astres.
Les planètes se forment dans ce que l'on appelle des disques protoplanétaires de gaz et de poussière, qui tournent autour de très jeunes étoiles.
Il existe cependant une sorte de «barrière» qui empêche la croissance des amas d'une taille comprise entre quelques centimètres et quelques centaines de mètres. Ceux-ci ont tendance, au lieu de se connecter avec d'autres amas, à se briser ou à rebondir lors des collisions, ou à s'évaporer s'ils dérivent trop près de leur étoile.
Depuis le début du millénaire, les modèles théoriques suivent l'approche selon laquelle le mélange de gaz et poussière du disque se comporte comme un fluide. Différentes instabilités hydrodynamiques peuvent s'y développer. L'une d'elles, dont on suppose qu'elle pourrait jouer un rôle important dans la formation des planètes, est l'instabilité de cisaillement.
Elle se forme à l'interface entre deux liquides ayant des propriétés différentes. Sous la direction d'Holly Capelo du département de recherche spatiale et de planétologie de l'Institut de physique de l'Université de Berne, une équipe de recherche a maintenant montré expérimentalement qu’il est bel et bien possible de développer des instabilités de cisaillement dans un gaz extrêmement ténu.
Cela permettra de mieux comprendre «comment notre système solaire, et la Terre elle-même, se sont formés il y a 4,5 milliards d’années à partir d’un simple nuage de gaz et de poussière», a précisé Holly Capelo, citée dans le communiqué. Cette étude, à laquelle ont participé également des scientifiques de l'Université de Zurich et de l'EPFZ, vient de paraître dans le journal Communications Physics. (ats/vz)
