La Ville de Genève a troqué ses sacs-poubelle jaunes pour le drapeau suisse pendant l'Euro 2024. Une habitude prise par les autorités genevoises pour colorer les rues des couleurs helvétiques. Si on nous souffle que ce n'est pas la première fois que des critiques ont été formulées à ce sujet, l'affaire semble faire plus sourire que grimacer à la municipalité.
Un choix qui fait moins rire Mauro Poggia, qui a exprimé ses interrogations par le biais du réseau social LinkedIn. Le conseiller aux Etats genevois s'est dit «songeur» devant une telle opération.
Une réflexion qui n'a pas tardé à faire réagir et les commentaires ont fleuri sur la page de l'avocat genevois. Ils sont nombreux à ne pas comprendre la démarche de la ville, à l'instar de l'ancien conseiller d'Etat Luc Barthassat, arguant que c'est le fruit d'un «humour de la gauche bobo». «Ce serait créditer les auteurs de la démarche d’une réflexion politique. Je pense qu’il n’y a pas eu d’appréciation du pour et du contre. Une personne a eu l’idée, et les autres ont certainement laissé faire», répond Mauro Poggia, contacté par nos soins.
Sans en faire une affaire d'état, le politicien genevois développe et nous confirme son scepticisme concernant ces sacs-poubelle floqué de la croix blanche:
Quant à l'esthétique, chacun et chacune «viendra avec sa proposition», explique Mauro Poggia. Pour les points positifs distribués à la Ville de Genève, l'élu du Mouvement des citoyens genevois (MCG) nous avoue que «le jaune n’est pas superbe» des sacs officiels de la Ville de Genève et que le drapeau suisse a «le mérite de mettre en évidence les poubelles».
Or, il se charge de rajouter une piécette dans la machine:
Un acte maladroit, selon l'élu genevois. Mais alors, comment faut-il soutenir au mieux la Nati? Mauro Poggia préfère miser sur des actes plus personnels. Par exemple, lorsque les habitants affichent, quelle que soit leur nationalité, leurs couleurs aux fenêtres et balcons, avance-t-il. Mais selon lui, en guise de conclusion, «l’abstention est pour moi meilleure qu’un soutien de mauvais goût».
Des piques que la municipalité balaie d'un revers, préférant garder le cap sportif. «On ne change jamais une formule qui gagne», commente le Département de la sécurité et des sports de la Ville de Genève. Ce dernier comment: