Crans-Montana: l'Italie a déposé sa requête pour être partie civile
La demande a été déposée par «la présidence du Conseil des ministres, par l'intermédiaire du bureau du procureur général de l'Etat, qui a elle-même mandaté un cabinet d'avocats suisse», selon un communiqué du palais Chigi relayé par l'agence Ansa.
Par «préjudice direct», l'Italie fait allusion aux ressources «considérables» mobilisées par le Service national de protection civile pour l'assistance médicale, psychologique et logistique aux ressortissants italiens concernés.
Implication des autorités locales
Les autorités translapines indiquent également que «l'implication des autorités locales dans la genèse de l'événement est considérée comme extrêmement probable, ce qui justifie la demande ferme de réparation à l'encontre de tous les sujets civilement responsables».
Le 13 janvier dernier, le ministre des affaires étrangères italien Antonio Tajani avait déclaré devant le Sénat qu'il «était juste que l'Italie demande à se constituer partie civile dans le procès (sur l'incendie), parce qu'il s'agit d'une blessure infligée à tout le pays».
Il avait aussi ajouté que certaines responsabilités semblaient évidentes et que même si des arrestations avaient eu lieu, des enquêtes supplémentaires étaient nécessaires.
Faire «toute la lumière»
Le gouvernement italien indique encore mercredi qu'il «continuera à s'engager pleinement pour suivre chaque étape de la procédure judiciaire en Suisse». Il souhaite que «toute la lumière soit faite sur les responsabilités et que justice soit rendue pour le grave préjudice subi par la communauté nationale».
Pour l'instant, le Ministère public valaisan n'a pas reçu de demande en ce sens, a-t-il précisé mercredi à Keystone-ATS.
L'incendie dans le bar Le Constellation a fait 41 morts et 115 blessés. Six victimes sont italiennes auxquelles s’ajoute une dizaine de blessés. (sda/ats)
