El Niño devrait chambouler la météo suisse en mai
Le dernier bulletin de l'Organisation mondiale de météorologie (OMM) prévient qu'un épisode potentiellement redoutable d'El Niño se développe. Les derniers relevés montrent en effet une hausse rapide des températures de surface dans le Pacifique équatorial, un signe précurseur classique d’El Niño.
Après une phase neutre début 2026, les modèles climatiques convergent désormais vers un scénario clair. «Un épisode El Niño va débuter, suivi d’une intensification dans les mois suivants», indique un responsable de l’OMM. Les premières manifestations pourraient apparaître entre mai et juillet 2026, même si les prévisions restent encore à affiner au printemps.
Mais le scénario semble maintenant dépasser la simple possibilité, écrit MétéoSuisse:
Si El Niño a tendance à être craint c'est parce que «ces épisodes ont une incidence sur les régimes de température et de précipitations dans différentes régions et ont généralement pour effet de réchauffer le climat mondial.» Ainsi, les épisodes de canicule ont tendance a être plus marqués en Europe, mais pas seulement;:
Et entre inondations majeures, sécheresses intenses et incendies liés, les catastrophes naturelles peuvent être nombreuses:
Pour les prochains mois, les prévisions sont claires: des températures supérieures à la normale sont attendues presque partout, notamment en Europe et en Afrique du Nord. El Niño tend en effet à réchauffer le climat mondial. L’année 2024, déjà record, avait été marquée par la combinaison de ce phénomène et du réchauffement climatique.
Mais si le réchauffement global n’augmente pas forcément la fréquence d’El Niño, il renforce ses effets. Des océans plus chauds et une atmosphère plus humide favorisent des phénomènes extrêmes comme les vagues de chaleur ou les fortes pluies.
Un nouveau bulletin est attendu fin mai, avec des prévisions plus précises pour l’été et l’automne. Mais «selon les modèles, il pourrait s’agir d’un épisode de forte intensité, mais la barrière dite de prévisibilité printanière diminue la fiabilité des prévisions établies à cette période de l’année. En général, le niveau de confiance dans les prévisions s'améliore après avril».
En attendant, une chose est certaine: le climat mondial pourrait entrer dans une nouvelle phase marquée par la chaleur et les contrastes météorologiques. (hun)
