Face au déclin du courrier, La Poste a un plan
Le nouveau directeur général de La Poste, Pascal Grieder, entend compenser le recul du trafic de lettres par des revenus supplémentaires provenant de PostFinance, une augmentation des activités dans les succursales et le développement de la lettre numérique. La Poste perd 85 millions de francs par an dans ce domaine.
Le patron du géant jaune, 49 ans, veut développer les domaines d’activité de La Poste.
La Poste, propriété à 100% de la Confédération, va en particulier intensifier sa collaboration avec PostFinance, en améliorant par exemple la visibilité et l'intégration des services financiers dans les bureaux de poste.
La lettre numérique, qui fait partie du service postal de base depuis le début du mois, gagne également en importance. Selon Grieder, elle affiche des taux de croissance à trois chiffres.
Rentabilité décisive
En ce qui concerne les bureaux de poste, Grieder précise que leur avenir dépendra davantage de leur rentabilité. La baisse du volume du courrier entraîne une augmentation significative du coût par envoi.
Ceux-ci doivent atteindre une certaine autonomie financière si nous voulons maintenir un vaste réseau de succursales. Cela sera déterminant pour le nombre de bureaux postaux après 2028.
Quant aux tarifs postaux, Grieder a répété que des hausses de prix restaient inévitables. Il n'a toutefois pas donné de précision ni sur l'ampleur de la hausse ni sur le calendrier. La Poste est actuellement en discussion avec le Surveillant des prix à ce sujet. (dal/ats/awp)
