Elle trouve un Mars vieux de 35 ans et elle a une sacrée surprise
Une employée de l'entreprise britannique de nettoyage Pocket Rockets a fait une découverte inhabituelle en débarrassant une maison. Parmi les déchets de cette propriété appartenant à une personne atteinte du syndrome de Diogène, Victoria Gordon, 44 ans, a trouvé une vieille barre Mars encore emballée.
Sur l'emballage, la date de péremption était encore visible: février 1991. L'entreprise de nettoyage a publié une vidéo de cette trouvaille, en écrivant: «Quelle taille avait cette barre Mars de 1991?» Victoria Gordon s'est exprimée dans le Daily Mail britannique:
Elle évoquait ainsi ce qui agace de nombreux consommateurs: les produits qui diminuent en taille. Le terme technique pour désigner ce phénomène est «shrinkflation», de l'anglais «shrink», qui signifie «rétrécir», et du mot inflation.
Victoria Gordon a publié une comparaison avec une friandise moderne et le constat est sans appel: le fabricant Mars a réduit sa barre de 62,5 grammes à 51 grammes, soit une réduction d'un peu plus de 18%. Et le prix a même triplé depuis 1991.
Une méthode qui irrite les consommateurs
En Autriche, une loi contre les emballages trompeurs est entrée en vigueur en avril 2026. Elle impose de signaler, dans les supermarchés et les drogueries, les hausses de prix dissimulées liées à la «shrinkflation».
Cette pratique consiste, pour les fabricants, à réduire la quantité contenue dans un produit tout en maintenant ou augmentant son prix de vente et en conservant un emballage d'apparence quasiment identique. Exemple: si un muesli contenait jusqu'à présent 200 grammes et que le contenu est réduit à 180 grammes (sans que le prix de vente ne change), le prix de base augmente.
Lorsque l'emballage semble identique à première vue, la diminution de la quantité contenue ou la hausse du prix passe souvent inaperçue. Cela suscite l'agacement de nombreux consommateurs. En France, la loi oblige les supermarchés à signaler en rayon les articles dont la quantité a été réduite.
La situation en Suisse
Mais qu'en est-il en Suisse? Sara Stalder, de la Fondation pour la protection des consommateurs (SKS), affirme dans l'émission de la SRF «Kassensturz»:
En 2024, Kassensturz avait montré, en collaboration avec la RTS, à quel point des grands distributeurs comme Migros ou Coop utilisaient ce processus. Il n'existe pas de réglementation spécifique. La Fondation pour la protection des consommateurs indique être tributaire du signalement des produits concernés. Sara Stalder résume:
(trad.ysc)

