Suisse
Justice

Procès ‘Ndrangheta en Suisse: six ans de prison requis

Procès ‘Ndrangheta en Suisse: six ans de prison requis

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a requis une peine de six ans et trois mois de prison au troisième jour du procès dit de la 'Ndrangheta devant le Tribunal pénal fédéral. L’homme qui y est jugé est accusé d’être un soutien financier et logistique de la mafia calabraise en Suisse.
02.09.2026, 19:3702.09.2026, 19:37

Les armes saisies lors de l'arrestation de l'accusé et de son complice, résidant tous les deux en Argovie, possédaient une grande importance aux yeux de la mafia calabraise, a déclaré un procureur du MPC lors de sa plaidoirie qui a duré plus de trois heures.

Le procureur du MPC a également affirmé que les membres de la ‘Ndrangheta privilégiaient la Suisse alémanique au Tessin. Les autorités tessinoises sont davantage conscientes du danger posé par les organisations mafieuses.

La mafia calabraise est établie en Suisse depuis plusieurs décennies, a poursuivi le procureur du MPC. C'est précisément pour cette raison que ce procès est si important, a-t-il expliqué, ajoutant que l'«essence» de ce procès confirme que la 'Ndrangheta est enracinée dans le tissu social, économique et institutionnel de la Suisse.

Loi du silence et mots codés

Le quinquagénaire s'est comporté comme un mafioso typique, selon le MPC. Il a notamment fait preuve de la discrétion typique des mafiosi, toujours selon le MPC. L’accusé n’a ainsi jamais emporté son téléphone portable lors des réunions avec ses complices et il a toujours parqué sa voiture relativement loin de ces lieux de rencontre.

L’accusé a ainsi illustré le principe de l’omerta, en se taisant lors de la procédure pénale. Toutefois, des conversations ont pu être enregistrées à son insu.

Selon les retranscriptions de ces conversations, il utilise des mots codés, par exemple le mot “farine” pour évoquer la cocaïne. Dans un autre enregistrement, l'accusé se plaint d’un de ses complices, car il parle beaucoup trop. «Les mafiosi ne parlent pas», a commenté le procureur.

Au vu de ce code du silence, l'homme était parfaitement conscient de ce qu'il faisait, a ajouté le MPC. Dans un tel environnement, assurer des «preuves substantielles» n'est pas facile, a-t-il conclu.

L'homme est accusé d'avoir agi en tant qu'intermédiaire de la 'Ndrangheta en Suisse dans des trafics de drogue et d'armes illégales. Ces trafics auraient généré pas moins de 1,3 million de francs, qu'il aurait fait passer en Italie par avion et en voiture, selon l'acte d'accusation. Le procès doit durer encore plusieurs jours. (sda/ats)

L'incendie qui a frappé un site de l'entreprise Thévenaz-Leduc à Ecublens (VD)

1 / 12
L'incendie qui a frappé un site de l'entreprise Thévenaz-Leduc à Ecublens (VD)
source: sda / salvatore di nolfi
partager sur Facebookpartager sur X
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
Ils dénoncent «une triste réalité» dans les CFF
Les violences contre le personnel dans les transports publics se maintiennent à un niveau «alarmant», alerte le syndicat SEV. Des mesures sont exigées à l'échelle nationale.
La violence à l'encontre du personnel des transports publics est une «triste réalité quotidienne», selon le Syndicat du personnel des transports (SEV). Celui-ci organise jeudi une deuxième journée d'action sous le thème: «chaque agression est une agression de trop».
L’article