Voitures pillées devant le Tribunal fédéral: ce Lausannois n'en peut plus
Il espérait pouvoir y échapper, mais cela n'a pas manqué: ce mardi matin de décembre, Yann, 30 ans, a découvert la vitre de sa voiture brisée avant de partir au travail. Pour le Lausannois, c'est le ras-le-bol: il a publié une story sur Instagram où il a tagué la Ville.
Il est d'autant plus en colère qu'il n'a pas mis sa voiture là par hasard: il la gare dans la rue, en zone bleue, avec un macaron présent sous le pare-brise.
«Cela fait une année que je vois des voitures aux vitres brisées, cambriolées, dans le quartier de Mon-Repos» lâche, exaspéré, le jeune trentenaire. Ce matin-là, deux autres véhicules ont aussi été pris pour cible.
Selon lui, d'autres autos ont aussi été attaqués le week-end précédent. Il m'envoie même, photo à l'appui, la preuve de véhicules aux vitres brisés, datant du printemps dernier.
Sous le Tribunal fédéral
Ironie de l'affaire, les faits ont eu lieu juste en-dessous de la plus haute autorité qui rend la justice dans ce pays, le Tribunal fédéral.
Yann est allé porter plainte. «Ca fait des mois que je vois des vitres de voitures brisées, et rien n'a changé», soupire-t-il. Il réfléchit désormais à louer une place intérieure, une situation bien plus onéreuse que le macaron. Il estime que céder par crainte de la criminalité, c'est aussi reculer un peu. Et de lâcher:
Campagne de prévention
Contactée, la police municipale de Lausanne confirme des «vols par effraction sur des véhicules dans le secteur de l'avenue du Tribunal-fédéral, début décembre». Elle invite les victimes à venir déposer plainte.
Elle réfute toutefois l'idée que la zone soit particulièrement prise pour cible. «Les vols dans les véhicules sont des délits qui n'ont pas de saison ou correspondent à une zone». La police indique qu'un «renforcement de présence dans ce secteur a été entrepris selon les disponibilités opérationnelles». Des campagnes de prévention ont aussi lieu et des flyers sont occasionnellement déposés sur certains véhicules.
«Les sacs ou autres objets visibles facilitent le choix des auteurs, mais ce n’est malheureusement pas toujours le cas», indique la police. Pour Yann, qui n'avait par ailleurs «aucun objet de valeur visible» dans son véhicule, cette stratégie est un «aveu de faiblesse» de la part des autorités, qui auraient déjà «capitulé» face aux criminels. Et de lâcher, avec une certaine dose d'ironie:
