«J'adore l'aventure»: Ce Suisse a relevé un défi fou avec sa Microlino
Le voyage de Martin Mühlberg, de Habsbourg (AG) au Maroc, a duré 18 jours, pris 102 étapes et fait 6660 kilomètres. Il a relevé ce défi avec une Microlino de première génération. Alimenter cette voiture électrique qui a une autonomie de 140 kilomètres n'était pas le seul défi à relever pour ce consultant en informatique.
Vous avez voyagé au Maroc avec la Microlino. Comment vous est venue cette idée?
Martin Mühlberg: J'adore l'aventure. C'est pourquoi les longs voyages ne sont pas une nouveauté pour moi. Dans le passé, ils étaient surtout de nature sportive. J'ai par exemple traversé le désert du Sinaï à vélo électrique ou participé à un gigathlon. A mon âge, on a déjà fait pas mal de choses. (rires) Mais les voyages n'ont jamais été au centre de ma vie.
Mais alors?
Le projet Microlino m'a simplement donné l'occasion d'intégrer quelque chose de petit dans ma vie quotidienne, avec mon travail de consultant informatique et ma famille, dont quatre enfants. Le jour de mon 60e anniversaire, j'ai sauté le pas. Je me suis offert cette aventure. L'idée m'est venue par hasard, c'était plutôt une décision instinctive.
Comment avez-vous vécu cette expérience?
La Microlino est devenue quelque chose de très spécial pour moi. Il y a deux ans, j'ai découvert le projet «Rive Maroc». A l'époque, je me suis dit: un tel voyage avec cette voiture, jamais! Cet été, j'ai de nouveau été invité à un événement organisé par Microlino. C'est là que j'ai appris qu'une personne du Liechtenstein allait faire ce voyage avec un modèle plus récent qu'il avait lui-même aménagé.
Vous avez vécu beaucoup de choses pendant votre voyage. Pouvez-vous nous parler d'un moment fort?
Le moment fort a sans aucun doute été la Microlino elle-même. Elle a été la star des photos, je ne sais même pas combien de millions de photos ont été prises d'elle. (rires)
Et à chaque station de recharge, la voiture était l'occasion d'engager la conversation avec les gens. Comparé à la Suisse, ils prenaient beaucoup plus de temps pour discuter. Les rencontres étaient très chaleureuses.
Les élèves ont-ils apprécié la Microlino?
Et comment! Nous avons invité une école à visiter le plus grand complexe solaire du Maroc. Les élèves ont pu y découvrir toutes sortes de voitures électriques et même s'y asseoir. Ils étaient super contents!
Il y avait donc une infrastructure pour les recharger, au moins dans les environs de Marrakech. Mais quand on se dirige vers les montagnes de l'Atlas et le désert, l'offre diminue.
Et qu'est-ce qui vous a laissé un souvenir moins agréable?
J'ai été négativement impressionné par les énormes quantités de déchets plastiques qui jonchent le sol partout.
Comment abordez-vous ces problèmes?
Je pense que le plus important est de sensibiliser les gens à l'environnement et au changement climatique. On ne peut pas changer le comportement des gens uniquement par des interdictions.
Vous êtes rentré début novembre. Referiez-vous un tel voyage?
Ce projet était très spécial pour moi. La partie saharienne, qui constituait en fait l'essentiel du voyage, m'a beaucoup sollicité.
Mais j'ai envie de découvrir de nouvelles régions. Voyager une fois en Inde avec la Microlino: cela me tenterait énormément.
Martin Mühlberg a documenté son voyage sur www.polarsteps.com
