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Une capsule de suicide utilisée pour la première fois en Suisse

La capsule de suicide bientôt utilisée pour la première fois en Suisse

Switzerland has legalised the use of 3D-printed coffin-like pods that allows people to end their life. The Sarco suicide pod allows a user to lie down and activate the process themselves within a matt ...
Voici à quoi ressemble le dispositif.Image: www.imago-images.de
La capsule de suicide suisse «Sarco» a fait la une des journaux internationaux il y a près de trois ans. Elle est aujourd'hui sur le point d'être utilisée pour la première fois dans le pays.
05.07.2024, 18:48
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Comme le rapporte la NZZ, un patient devrait, pour la première fois, mourir volontairement, en juillet, grâce à «Sarco». La personne qui a pris cette décision serait déjà entrée en Suisse, précise le journal. Le site web d'Exit Switzerland – l'entreprise qui a développé la capsule – a annoncé la première utilisation avec les mots «Coming soon» et une image de la capsule de suicide.

«Sarco» est considérée comme une révolution pour les personnes qui décident de mettre fin à leurs jours. La capsule est imprimée par un procédé 3D et fonctionne, contrairement aux méthodes plus courantes, sans utilisation de poison. Au lieu de cela, le patient s'allonge dans la capsule et déclenche l'arrivée d'azote en appuyant sur un bouton. En quelques secondes, il se produit ce que l'on appelle une hypoxie, c'est-à-dire un manque d'oxygène dans tout le corps. La personne perd alors connaissance, puis meurt en l'espace de 30 secondes, selon les indications de l'inventeur Philip Nitschke.

«Il n'y a pas de panique, pas de sensation d'étouffement»

Critiques

La capsule de suicide a suscité des critiques par le passé. Certains experts remettent en question la rapidité du suicide par cette méthode. Lorsqu'en janvier, aux Etats-Unis, un meurtrier a été exécuté pour la première fois par asphyxie à l'azote, des experts de l'ONU ont sévèrement critiqué la pratique.

Philip Nitschke (70) will mit seiner Suizidmaschine «Sarco» eine Alternative zur herkömmlichen Sterbehilfe bieten. Schweizer Sterbehilfeorganisationen sind skeptisch.
Philip Nitschke, inventeur de la capsule.Image: aargauer zeitung/samuel schumacher

Des témoins auraient rapporté que la personne tuée était restée consciente pendant plusieurs minutes, «alors qu'elle se débattait et se tordait sur la civière, haletait, tirait sur ses liens et tremblait violemment dans une longue agonie». Philip Nitschke explique cela par le fait que lors de l'exécution, on utilisait un masque à travers lequel l'azote pénétrait dans le corps. Le risque était que le processus de mort soit prolongé.

Christian Jackowski, directeur de l'Institut de médecine légale de l'Université de Berne, déclare également à la NZZ que la mort par manque d'oxygène est «plutôt agréable». Il est essentiel que le récipient qui entoure la tête ou le corps d'une personne souhaitant mourir ait un volume d'au moins cinq à dix litres. Le corps peut ainsi bien absorber l'azote. Cette condition est remplie par «Sarco».

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(dab)

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