Méfiez-vous du radar Wall-E en Romandie
Pendant plus d’une décennie, un radar semi-mobile bien connu des automobilistes a marqué les routes du canton de Neuchâtel. Surnommé la «Grosse Bertha», cet appareil imposant a été utilisé par la police durant douze ans, avant d’être retiré du service le 27 novembre 2025.
Comme le rapportait la RTS en décembre, la machine, installée à différents points stratégiques, notamment sur l’axe autoroutier entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds, était devenue une figure aussi crainte que familière des automobilistes. Son surnom circulait largement en ligne, y compris sur des groupes de messagerie où sa présence était régulièrement signalée.
Une carrière très lucrative
Alain Saudan, le chef de la police de la circulation, expliquait au 12h45 de la RTS qu'au fil des ans, le radar avait pu observer le passage d’environ 34 millions de véhicules, et en avait flashé près de 295 000 pour excès de vitesse. Le montant des amendes se situant sur une moyenne de 70 francs, la machine a ainsi généré plus de 20 millions de francs pour les caisses de l'Etat au cours de sa carrière.
Son remplaçant est plus moderne et pourvu d'un mât. Outre son design, il est capable de prendre «des photos de meilleure qualité», rapporte Arcinfo, précisant qu'il peut également déterminer les vitesses jusqu’à 350 km/h (contre 240 pour la «Grosse Bertha»).
Pour accompagner son arrivée la police neuchâteloise avait lancé, le 19 décembre sur sa page Facebook et Instagram, un vote en ligne afin de lui trouver, à lui aussi, un nom. Les internautes avaient alors été encouragés à laisser leurs idées dans les commentaires, et de voter pour leurs favorites.
Un nom pour succéder à la «Grosse Bertha»
Ce mardi, comme le relate ArcInfo, c'est le nom «Wall-E» qui a finalement été retenu. Parmi les autres propositions populaires figuraient notamment «Picsou», «Sophie» (en référence à la girafe, à cause du mât caractéristique du modèle) et «Le sniper». Sur la page Facebook de la police neuchâteloise, on peut lire:
Wall-E détrônera-t-il son illustre prédécesseur? L'avenir le dira. Dans tous les cas, comme le relevait Alain Saudan à la RTS, l'objectif n'est pas de donner dans la discrétion:
(ysc)
