Des voleurs de montres sévissent à Genève: voici comment ils opèrent
Rolex, Richard Mille et autres Audemars Piguet attirent de sombres convoitises à Genève. Selon la Tribune de Genève, leurs vols sont en hausse dans le canton depuis le début de l'année, comme le confirme au journal la police cantonale.
Le quotidien cite notamment deux cas survenus récemment. Courant août, un avocat s'était ainsi fait arracher sa Patek Philippe à 21 000 francs à même le poignet. La semaine dernière, un banquier avait subi pareil larcin et vu disparaître sa montre à 30 000 francs. Un scénario qu'il avait déjà vécu au même endroit six ans plus tôt.
Dans les deux cas, les malfrats ont suivi un mode opératoire fulgurant et très similaire. La police le détaille pour la Tribune de Genève.
Agissant souvent en duo, les voleurs repèrent une victime, lui arrachent sa montre et prennent la fuite. Très mobiles, ils sévissent parfois en trottinette électrique et quittent rapidement le territoire pour «la France ou l’Espagne».
Ce procédé rend les interpellations en flagrant délit très compliquées, précise la police, qui compte dès lors sur la coopération avec les polices des autres cantons et des autres pays.
Des victimes de tous âges
La police n'a pas établi de profil type des auteurs de ces larcins. Auprès de la Tribune de Genève, elle explique que ceux-ci n'ont pas de «préférence particulière» quant aux montres visées, les ciblant surtout en fonction de leur «valeur supposée». Ils lorgnent également toutes sortes de bijoux et s'en prennent à des victimes de tous âges, y compris des seniors.
La police tient toutefois à tempérer. Si le phénomène est bel et bien en augmentation par rapport à 2025, il doit toutefois être mis en perspective «avec des volumes qui demeurent relativement limités en chiffres absolus», indique-t-elle au quotidien genevois. (jzs)
