«Les balles ont frôlé ma femme»: de nouveaux tirs révélés à Aarau
Une Italienne de 22 ans a été tuée et cinq personnes blessées dans une fusillade survenue dans la nuit de samedi à dimanche lors d’un concert à Aarau. Une vaste chasse à l’homme est en cours depuis dimanche et le ou les auteurs des faits restent toujours inconnus. Ce lundi, nous apprenons que d'autres personnes ont essuyé des tirs. Il s'agit de gens du voyage de nationalité suisse installés près des lieux de la fête. Nous les avons rencontrés.
Une Smart de la police municipale d’Aarau s’engage sur l’aire des gens du voyage située près de l’hippodrome du Schachen. Une employée vient encaisser les frais de stationnement. Ce lundi matin, la plupart des occupants se préparent à partir et chargent leurs affaires dans les caravanes.
Les SUV immatriculés en Valais, à Fribourg ou à Lucerne sont prêts à prendre la route. Certains devaient de toute façon repartir ce lundi. D’autres ont décidé de s’en aller parce que leur lieu de séjour est devenu une scène de crime.
«Les coups de feu se rapprochaient»
Car les tirs n’ont pas seulement retenti à l’hippodrome dans la nuit de samedi à dimanche. Quelques minutes plus tard, d’autres coups de feu ont éclaté dans le quartier. Selon Tele M1, ils ont été tirés près de l’aire des gens du voyage. La chaîne suppose que le ou les auteurs ont ouvert le feu pendant leur fuite.
Dimanche, un occupant des lieux a raconté:
Les occupants sont alors immédiatement montés dans leurs voitures. «Mon neveu a été le premier à partir», poursuit notre témoin. Le jeune homme aurait soudain aperçu devant lui une voiture équipée de puissants projecteurs. «Il a vu un homme en sortir et braquer un pistolet sur lui. Il a accéléré, puis une balle a touché sa voiture.»
Personne ne veut parler
Personne n’a heureusement été blessé. Le ou les auteurs sont toujours introuvables. Plusieurs médias italiens rapportent par ailleurs que la jeune femme tuée lors de la rave organisée dans la halle de l’hippodrome était elle-même issue d’une famille rom.
Lundi matin, personne ne souhaite répondre aux questions. Tous les occupants parlent suisse allemand. L’un d’eux lance: «C’est une propriété privée. Partez!» L’employée de la police municipale intervient pour clarifier la situation: le terrain appartient au canton et relève donc du domaine public. D’autres se montrent plus aimables, mais refusent eux aussi de parler. Tous veulent quitter les lieux au plus vite. (Tele M1/jah)
