DE | FR
La police en force, la nuit du 2 avril, à Saint-Gall.
La police en force, la nuit du 2 avril, à Saint-Gall.Image: KEYSTONE

La Suisse alémanique vivra-t-elle une nouvelle nuit de fêtes et d’émeutes?

Après les débordements de Sion et de Saint-Gall, plusieurs appels à la fête tournent sur les réseaux sociaux. Notamment à Zurich, où une soirée sauvage façon «Project X» est annoncée dans le quartier central du Niederdorf.
09.04.2021, 11:4209.04.2021, 14:59

Le texte du flyer est explicite:

«Je ne veux pas provoquer de stress avec cette soirée, mais seulement nous permettre de nous déchirer la tête et faire la fête. Si elle est dispersée, nous nous défendrons. Prenez vos haut-parleurs les plus puissants et des feux d'artifice!»

Cet appel tourne sur les réseaux sociaux depuis quelques jours. Il s’agit d’une invitation à une fête sauvage, prévue vendredi soir, à Zurich, dans le quartier du Niederdorf, à quelques encablures de la gare centrale.

Project X, c’est aussi une référence au film du même nom, sorti en 2012, qui relate le déroulement d'une fête d'anniversaire qui échappe au contrôle de ses jeunes instigateurs, pour se transformer en rave-party géante.

Le trailer du film

Selon le Tages-Anzeiger, des appels aux fêtes sauvages illégales tournent aussi du côté de Saint-Gall et de Winterthour. De quoi faire monter la pression et craindre de nouveaux débordements. Vraiment?

Interrogée par le Blick, la police zurichoise refuse de commenter l’appel à la fête illégale de Niederdorf «pour des raisons de tactiques policières». Elle se limite à affirmer qu’elle est «plus présente le week-end depuis plusieurs semaines».

Pour rappel, il y a une semaine, à Sion, une fête ayant réuni plus de 300 étudiants sur la place à de Planta avait dégénéré. Des casseurs s’étaient mêlés à la foule, et des affrontements avec la police s’étaient déroulés.

A Saint-Gall, des scènes similaires – plus violentes aussi – se sont déroulées plus ou moins au même moment. Des jeunes ont attaqué la police dans le centre-ville, et la police a répondu par des tirs de balles en caoutchouc. Pour éviter d’autres débordements, environ 500 expulsions et interdictions de périmètre ont été prononcées.

Cet événement est d’ailleurs à l’origine d’une lettre ouverte au Conseil fédéral envoyée par cinq sections jeunes de partis politiques suisses.

Chaude nuit entre police et jeunes à Saint-Gall

1 / 10
Chaude nuit entre police et jeunes à Saint-Gall
source: sda / michel canonica
partager sur Facebookpartager sur Twitterpartager par WhatsApp

Que pensez-vous des jeunes qui grognent contre les restrictions?

0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Cette UDC veut limiter le statut S, mais que disent cantons et communes?
D'ici l'automne, la Confédération s'attend à accueillir 120 000 réfugiés ukrainiens. Actuellement, il y a encore environ 60 000 places libres. L'UDC met en garde contre les coûts à venir. Et voici ce qu'en pensent les cantons et les communes.

La conseillère nationale UDC argovienne, Martina Bircher, suggère de restreindre le statut de protection S. Selon elle, il faudrait réfléchir à ne l'accorder qu'aux Ukrainiens originaires de régions où se déroulent des combats. Actuellement, l'essentiel des affrontements s'est déplacé vers l'Est. Bircher ne remet pas en cause l'aide aux réfugiés, mais les conséquences financières «énormes» pour la Suisse, que ce soit pour la Confédération, les cantons ou les communes.

L’article