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Genève accepte de payer pour les routes des frontaliers

Réduction du trafic: Genève va financer des routes en France
Le Grand Conseil a soutenu le référendum obligatoire pour ce crédit, compte tenu de la menace d'un nouveau référendum du MCG.Image: Keystone

Genève accepte de payer pour les routes des frontaliers

Par 56,78% des voix, les Genevois ont accepté dimanche un crédit de 39,5 millions de francs pour cofinancer des infrastructures de mobilité transfrontalières. Objectif: désengorger les routes.
27.09.2026, 17:1727.09.2026, 17:19

Genève veut mettre fin aux bouchons. Le crédit de 39,5 millions de francs destiné à cofinancer des infrastructures transfrontalières de mobilité a été accepté dimanche par 56,78% des voix. Le taux de participation s'est élevé à 44,24%.

Pour le conseiller d'Etat Pierre Maudet, en charge du Département de la santé et des mobilités (DSM), le résultat de dimanche couronne «une approche collective et pragmatique.» Et de relever le travail important réalisé par l'administration afin de ne pas reproduire l'erreur de 2014, quand les Genevois avaient refusé, à 51,1%, de financer des parkings-relais en Haute-Savoie (F).

Le crédit voté dimanche va cofinancer pour 34,5 millions de francs douze projets prêts à être réalisés dans ce département et dans celui de l'Ain (F). Soutenu par une large coalition de partis et d'associations issues des milieux économiques et actives dans la mobilité, il représente 22% du financement total, tandis que plus de la moitié provient de la France et le reste, de la Confédération.

Ces projets comprennent des P+R, mais aussi des voies de bus prioritaires et l'extension de la ligne de tram jusqu'à Ferney-Voltaire (F). Objectif: supprimer 15'000 des 33'000 véhicules quotidiens à la frontière d'ici à 2030. Le financement genevois sera suspendu si un projet est modifié ou abandonné. Autre impératif: Berne impose un délai de réalisation de trois ans maximum.

Réduction du trafic

Le Grand Conseil a soutenu le référendum obligatoire pour ce crédit, compte tenu de la menace d'un nouveau référendum du MCG. Seul contre tous, le parti relève que le résultat «démontre une forte opposition de la population à la politique du Conseil d'Etat qui dépense l'argent du contribuable de manière effrénée pour des infrastructures en France voisine.» Le «non» l'a d'ailleurs emporté dans cinq communes frontalières, dont Thônex et Meyrin.

Mais la majorité des votants a été sensible aux arguments d'une réduction du trafic aux douanes, et donc des bouchons, ainsi que des nuisances sonores et de la pollution de l'air. Les douze projets devraient générer un gain estimé à 7 millions par an pour la collectivité genevoise, selon le Conseil d'Etat.

Cinq des 39,5 millions votés dimanche sont destinés à des projets d'environnement et de santé bénéficiant directement au canton de Genève. La liste comprend la prévention des risques naturels, comme les crues de l'Arve, une gestion transfrontalière des sécheresses et la formation du personnel soignant afin de répondre aux besoins d'une population vieillissante. (sda/ats)

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