Suisse
Politique

Un jeune accusé d'injures retiré d'une photo avec la maire de Genève

La maire de Genève Christina Kitsos entourée de jeunes le 1er Août. A gauche, la personne suspecte, retirée par la suite de la photo.
La maire de Genève Christina Kitsos entourée de jeunes le 1er Août. A gauche, la personne suspecte, retirée par la suite de la photo.image: capture d'écran

Accusé d'injures, il disparaît d'une photo officielle avec la maire de Genève

Un jeune homme accusé d'injures et de menaces par une femme d'une trentaine d'années a été retirée d'une photo de 1er Août où apparaît la maire de Genève, Christina Kitsos. La police confirme une intervention dans la nuit du mardi 28 juillet.
02.08.2026, 19:0302.08.2026, 23:36

«C’est lui.» Alice*, la trentaine, est formelle. Elle reconnaît sur la photo l’un de ceux qu’elle affirme être ses agresseurs. Cette photo, c’est celle publiée avant retouche par la maire de Genève sur ses réseaux sociaux.

Samedi 1er Août, Christina Kitsos postait sur Instagram et Facebook un seul et même cliché la montrant resplendissante en robe rouge dans le parc La Grange, à Genève, entourée de cinq personnes, dont trois jeunes ayant participé bénévolement aux préparatifs de la Fête nationale pour les besoins de la Ville.

Disparu de la photo

Celui qu’Alice désigne comme l’un de ses agresseurs était tout à gauche de la photo. Il n’y est plus. Le cliché paru sur le compte Facebook de la maire de Genève a été recadré sans lui. Sur son compte Instagram, il a été retiré.

La photo recadrée sans le jeune suspect

Photo recadrée.
Photo recadrée.image: capture d'écran

Les faits rapportés par Alice se sont déroulés à Genève plus tôt dans la semaine, dans la nuit de mardi à mercredi, entre les arrêts Terrassière et Villereuse du tram qui mène à Annemasse, en France voisine. Ils ont nécessité l’intervention de la police.

Il était environ 23 heures

Il était environ 23 heures. Alice sortait d’un bar et se dirigeait vers l’un des arrêts du tram pour rentrer chez elle, en direction d’Annemasse. Elle raconte :

«Il y avait environ six jeunes gens dans la rue qui donnaient des coups de pied dans un tram à l’arrêt à une station. M’approchant du tram, j’ai fait tomber du pied une bouteille d'ice tea qui était posée par terre. J’ignorais qu’elle était pleine. Elle appartenait à l’un de six.»
Alice

Alice affirme qu’à compter de l’incident de la bouteille de thé froid renversée, les jeunes gens, des adolescents, l’ont injuriée et menacée.

«Ils ont voulu s’approcher de moi, mais des hommes adultes, je crois qu’ils étaient espagnols, m’ont protégée en repoussant les assauts des jeunes»
Alice

Intervention de la police

Prévenue par des personnes du quartier des événements en cours, la police est arrivée sur les lieux, ainsi que le confirme à watson Alexandre Brahier, porte-parole des forces de l’ordre genevoises. Les policiers ont appréhendé les jeunes fauteurs de troubles. Certains ne voulaient pas se laisser contrôler, l’un d’eux au moins a été menotté. Ils avaient avant cela renversé sur la route une benne à ordures. Les policiers ont obligé l’un ou plusieurs des jeunes à relever la benne et à remettre à l'intérieur le contenu éparpillé au sol.

Nemesis entre en jeu

Alice a pu entre-temps joindre son mari par téléphone, qui est venu la chercher en voiture. Elle doit se rendre mercredi dans un poste de police genevois pour étoffer sa déposition. Elle songe à déposer plainte. «Heureusement que des hommes m’ont protégée», se rassure-t-elle a posteriori.

L’affaire est arrivée aux oreilles de l’antenne suisse du collectif féministe Nemesis, classé à l’extrême droite. Dimanche, Nemesis-Suisse a réagi à la photo publiée par Christina Kitsos sur Facebook et Instagram, avec ce titre: «La maire de Genève s’affiche avec un agresseur», faisant le rapprochement entre le jeune homme sur la photo et l’un des agresseurs présumés d’Alice.

La maire s'explique

Joint par watson, la maire de Genève, la socialiste Christina Kitsos, qui avait rencontré quinze jours plus tôt à New York son homologue de gauche new-yorkais, Zohran Mamdani, justifie ci-après le retrait pur et simple d'Instagram de la photo de groupe prise dans le parc La Grande le 1er Août, et sa retouche sans le jeune suspect sur Facebook :

«Cette photo a été recadrée parce que des interrogations ont émergé au sujet de l'une des personnes qui y figurait et je ne souhaitais pas que cette image fasse l'objet d'interprétations erronées»
Christina Kitsos, maire de Genève

La maire explique ensuite la raison de cette photo, elle entourée de jeunes:

«Chaque année, la Ville de Genève propose des jobs d’été pour les jeunes de 15 à 22 ans qui habitent sur le territoire de la commune. Nous ne vérifions pas s’ils appartiennent à un parti politique, s’ils sont membres d’une association ou d’une structure. Les jeunes sont à mes côtés sur la photo parce que je tenais à valoriser le travail qu’ils ont accompli à l’occasion de la Fête du 1er Août qui a eu lieu au parc La Grange.»
Christina Kitsos, maire de Genève

Christina Kitsos ajoute:

«Parmi ces jeunes, certains rencontrent des difficultés dans leur scolarité. La Ville, en sollicitant leur collaboration sur des ojectifs, souhaite leur redonner confiance»
Christina Kitsos, maire de Genève

*Alice est un prénom d'emprunt.

- Le violent accident de Sébastien Ogier depuis le bord de route
Video: twitter
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
L’Estivale Open Air attire 34 000 festivaliers à Estavayer-le-Lac
Près de 34 000 personnes ont participé à quatre jours de concerts au bord du lac de Neuchâtel. Les organisateurs dressent un bilan positif de cette édition marquée par une programmation éclectique et une ambiance sans incident majeur.
La 34e édition de l’Estivale Open Air donne, à l'heure du bilan, le sourire à ses organisateurs. Selon eux, 34 000 festivaliers ont afflué de mercredi à samedi sur les rives du lac de Neuchâtel, à Estavayer-le-Lac (FR). Ce sont 4000 de plus que l'an dernier.
L’article