Berne veut réduire la pub pour la malbouffe
La publicité pour les sucreries, les snacks et les boissons sucrées influence le comportement alimentaire des plus jeunes et encourage la consommation de produits riches en calories. Or ils augmentent considérablement le risque de développer des maladies, notamment cardiovasculaires, ou le diabète sucré.
L'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) a donc décidé d'intervenir. Il a présenté mardi une proposition pour limiter la publicité destinée aux enfants de moins de 13 ans.
L’autorégulation doit être mise en place dans l’ensemble du secteur et couvrir tous les canaux qui permettent d’atteindre les personnes de moins de 13 ans de manière ciblée, que ce soit en ligne ou hors ligne. Il s’agit par exemple de la télévision, d’internet, des médias sociaux, de jeux ou des affiches placées à proximité des écoles.
Ancrer les bonnes habitudes
Cette restriction doit s’appuyer sur les connaissances scientifiques issues du profil nutritionnel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS/Europe). Il incombera à la Confédération de contrôler l’autorégulation.
Les secteurs de l’alimentation et de la publicité ont jusqu’à mi-juillet 2026 pour confirmer leur participation au projet et approuver les exigences définies.
L'OSAV rappelle que les habitudes prises pendant l’enfance influencent durablement le comportement à l'âge adulte. Des efforts en ce sens sont donc déployés dans le monde entier.
4-9 ans: un âge sensible
Dans le cadre de l’initiative volontaire Swiss Pledge, des producteurs de denrées et de boissons s'étaient engagés en 2010 à modifier leur publicité à l’adresse des enfants de moins de 12 ans. Mais l'OSAV veut désormais définir des critères plus stricts. Nestlé, Coop, Migros, Zweifel sont quelques-unes des entreprises ayant participé à la table ronde.
L’OSAV a mandaté la Haute école de Gestion Arc Neuchâtel pour un monitoring du marketing numérique. Les résultats montrent que les enfants de 4 à 9 ans sont davantage exposés aux publicités alimentaires que ceux des autres catégories d’âge. (vz/ats)
