Des exclus du parti de Maudet lancent leur propre mouvement
Des dissidents du Mouvement Libertés et justice sociale (LJS) du conseiller d'Etat Pierre Maudet ont lancé le parti Horizon Genève. Ils souhaitent porter au niveau du canton les préoccupations des citoyens dans les communes.
Derrière ce nouveau mouvement figure notamment l'élu de Vernier (GE) Djawed Sangdel qui avait été exclu il y a quelques mois du groupe LJS au Grand Conseil. En cause alors, son élection au Conseil municipal sous une autre bannière, alors que son parti avait renoncé à présenter une liste en novembre dernier après l'affaire des fraudes qui avait provoqué l'annulation d'un précédent scrutin.
Depuis, Sangdel a siégé en indépendant au législatif cantonal mais il pourra s'appuyer désormais sur Horizon Genève. Ce parti «ne demande pas à ses membres d'où ils viennent politiquement. Il leur demande ce qu'ils veulent apporter à Genève», dit-il dans l'annonce mardi du nouveau mouvement qui se revendique au-delà des clivages partisans.
Une approche qui aurait fait ses preuves
Egalement présent sur la liste non souhaitée par LJS à Vernier et désormais chef de groupe au Conseil municipal, Nicolas Aubert présidera le nouveau parti. Parmi les autres fondateurs figure aussi l'ancien conseiller d'Etat Luc Barthassat.
Horizon Genève veut notamment oeuvrer sur des thématiques comme le logement, la mobilité, l'économie, l'éducation ou encore la santé. Et le parti d'insister sur l'importance de considérer les initiatives politiques non en fonction leur obédience mais de leur utilité.
Cette approche a fait ses preuves dans les communes, selon lui. Horizon Genève veut constituer progressivement des équipes locales. Quatre sections sont déjà actives à Genève, Vernier, Meyrin et Satigny.
Horizon Genève rassemble également des citoyens, des entrepreneurs, des responsables d'associations et des experts dans un laboratoire Genève 2050 pour anticiper les défis cantonaux dans les prochaines décennies. (jzs/ats)
