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En 2015, des employés de la RTS manifestaient à Genève contre les mesures de licenciements et d'économie.
En 2015, des employés de la RTS manifestaient à Genève contre les mesures de licenciements et d'économie.Image: Keystone

Le «ras-le-bol» d'employés de la RTS face aux salaires de leurs chefs

Selon des informations obtenues par watson, des employés de la RTS se disent remontés contre les hauts salaires des cadres de l'entreprise. Ils comptent adresser un manifeste, notamment au Conseil d'administration de la SSR, vendredi 11 février.
10.02.2022, 18:2611.02.2022, 07:50
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«Colère», «lassitude», «agacement», «écœurement», «ras-le-bol»: ce sont les mots forts qui ouvrent un texte que nous avons pu consulter et qui sera adressé au Conseil d’administration de la SSR ainsi qu'à Gilles Marchand, directeur général de la SSR, et Pascal Crittin, directeur de la RTS. Intitulé «Manifeste du 11 février», il dit le mécontentement d'employés de la RTS à l'égard du salaire des cadres de l'entreprise.

Cette démarche fait suite à l'annonce de l’intégration de la composante variable du salaire des cadres dans le salaire fixe. Le texte critique le fait que ces salaires n'ont pas été revus à la baisse alors que les employés traversent «année après année les programmes d’économie drastiques et son cortège de réduction de personnel et de moyens» et qu'un vent de critiques se lève contre l'entreprise de la part des politiques et de la population, notamment au sujet du tarif de la redevance. On peut notamment lire en conclusion du document:

«La SSR devient un colosse au pied d’argile. Plutôt que de consolider les salaires des cadres, il serait bien plus urgent de consolider sa base»

Réactions du syndicat SSM et de la SSR

«Beaucoup d'employés contestent le salaire des cadres», confirme Corinne Bachmann, secrétaire centrale du Syndicat suisse des mass media (SSM), qui a publié un communiqué sur le sujet ce lundi 7 février. «L’intégration de la composante variable dans le salaire fixe, le syndicat la salue. Ce qui nous pose problème, c'est la hauteur du salaire des cadres, notamment des hauts cadres, par rapport aux baisses de salaires et de dépenses pour le personnel ordinaire.»

Ajoutant:

«Les cadres doivent aussi contribuer aux mesures d'économie touchant la SSR. Nous constatons qu'ils ont renoncé à le faire»
Corinne Bachmann, secrétaire centrale du Syndicat suisse des mass media (SSM)

La SSR réfute ce point: «De 2018 à fin 2024, la SSR aura économisé au total 150 millions de francs suisses. Les cadres de la SSR y ont contribué de manière supérieure à la moyenne, tant par la suppression de certaines prestations (assurance pour les cadres) que par la suppression de postes (de cadres). De plus, le salaire moyen des cadres de la SSR n'a pas changé depuis 2016.»

D'après la porte-parole de l'entreprise, c'est un article de presse «trompeur» publié le week-end dernier – avec le titre à l'information «fausse» (toujours selon la SSR) «Fixlohn der SRG-Chefs steigt stark» («Le salaire fixe des patrons de la SSR augmente fortement») – qui a suscité diverses réactions internes. Le syndicat SSM, de son côté, dit attendre la réponse de la SSR aux préoccupations des employés avant d'envisager une possible suite.

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source: keystone
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Cette UDC veut limiter le statut S, mais que disent cantons et communes?
D'ici l'automne, la Confédération s'attend à accueillir 120 000 réfugiés ukrainiens. Actuellement, il y a encore environ 60 000 places libres. L'UDC met en garde contre les coûts à venir. Et voici ce qu'en pensent les cantons et les communes.

La conseillère nationale UDC argovienne, Martina Bircher, suggère de restreindre le statut de protection S. Selon elle, il faudrait réfléchir à ne l'accorder qu'aux Ukrainiens originaires de régions où se déroulent des combats. Actuellement, l'essentiel des affrontements s'est déplacé vers l'Est. Bircher ne remet pas en cause l'aide aux réfugiés, mais les conséquences financières «énormes» pour la Suisse, que ce soit pour la Confédération, les cantons ou les communes.

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