Il viole, partage la vidéo, est condamné et n'a plus le droit d'exercer
Un Fribourgeois avait violé dans sa voiture une jeune femme qui n'était plus en état de se défendre, après lui avoir fait croire qu'il la ramenait chez elle. Condamné à 30 mois de prison, dont 6 mois ferme, il est en outre frappé d'une interdiction à vie de pratiquer une profession en lien avec la santé, a confirmé le Tribunal fédéral.
La jeune femme était sortie avec une amie dans un club fribourgeois en mai 2022. Les deux femmes avaient alors fait la connaissance d'un homme en début de soirée, sans se lier davantage. L'homme en question avait recroisé dans le courant de la soirée l'une des femmes, qui était restée danser à l'intérieur pendant que son amie était sortie fumer.
Viol filmé
Constatant qu'elle était très ivre, il lui avait fait croire qu'il allait la ramener chez elle et que son amie l'accompagnerait. La jeune femme l'avait suivie dans sa voiture, avant de devenir inconsciente sous l'effet de l'alcool. L'homme avait ensuite parqué sa voiture sur un parking un peu plus loin et avait porté la jeune femme sur le siège arrière.
Il l'avait ensuite violé, tout en se filmant. Il avait partagé des images du viol sur une application en ligne. La jeune femme avait repris connaissance et avait voulu sortir de la voiture. Son agresseur l'avait alors abandonnée dans la rue avant de s'enfuir.
La victime, ne tenant pas debout toute seule, s'était assise sur le trottoir en pleurs, à 4h du matin. En l'entendant, deux habitants du quartier étaient sortis de chez eux et l'avaient secourue. Ils l'avaient amenée à l'intérieur et appelé la police.
Première condamnation
Le Tribunal de la Sarine avait déclaré l'homme coupable d'actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement et de violation du domaine privé au moyen d'un appareil de prise de vue. Il avait été condamné à 30 mois de prison, dont 6 mois ferme.
Le juge de police également promulgué une interdiction à vie d'exercer toute activité professionnelle ou non professionnelle en lien avec le domaine de la santé impliquant des contacts directs avec des patients ou des adultes particulièrement vulnérables.
Cette condamnation avait été confirmée par le Tribunal cantonal. Dans un arrêt publié mardi, les juges de Mon Repos n'ont rien trouvé à redire à l'appréciation des juges cantonaux et ont confirmé sur toute la ligne leur décision. (jah/ats)
