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Tardoc: Elisabeth Baume-Schneider se réjouit d'une «étape importante»

Tardoc: Elisabeth Baume-Schneider se réjouit d'une «étape importante»

La conseill
Keystone
Les acteurs de la santé sont parvenus mardi à un accord sur le nouveau modèle tarifaire pour l'ambulatoire (Tardoc). Une percée dont s'est félicitée la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider. Tardoc – qui introduit les forfaits et le tarif à la prestation – remplacera Tarmed, système lancé en 2004 et qualifié d'«obsolète». Son entrée en vigueur est prévue pour 2026.
22.10.2024, 20:3122.10.2024, 20:31

«Le conseil d'administration de l'organisation tarifaire nationale ambulatoire des fournisseurs de prestations et des assureurs (OTMA) a approuvé le système tarifaire global», se réjouit la faîtière des Hôpitaux H+ dans un communiqué. Pendant ce temps, sur l'émission «Forum» de la RTS, Elisabeth Baume-Schneider a salué cette «étape très importante». Ce compromis montre, a-t-elle ajouté, «que le système de santé est réformable».

Tardoc introduira «plus de transparence, de monitorage (surveillance) et d'équité», notamment en faveur des médecins de famille et des pédiatres.
Selon Elisabeth Baume-Schneider.

«La collaboration entre les partenaires a été fructueuse, les blocages ont été mis de côté», a complété peu après la conseillère fédérale dans un communiqué de son Département de l'Intérieur.

De quoi permettre, selon elle, de mieux maîtriser le système global de santé, dans lequel certaines prestations sont actuellement «trop facturées» et d'autres «pas assez», comme celles des médecins de premier recours. Elle a relevé en particulier le travail du président de l'OTMA, le conseiller d'Etat bernois Pierre Alain Schnegg.

La conseillère fédérale a dit encore «attendre de recevoir les décisions signées». Le Conseil fédéral avait fixé aux partenaires concernés un délai au 1er novembre pour qu'ils se mettent d'accord. En cas d'échec, avait-il prévenu en juin dernier, il reviendra au gouvernement d'adapter le modèle.

Pression sur les médecins

L'accord trouvé mardi sera soumis pour approbation au Conseil fédéral «dès que la FMH (la faîtière des médecins suisses) aura statué au terme de son référendum interne», précise H+. En attendant, les hôpitaux suisses se réjouissent de ce compromis qui, «pour la première fois, permet de faire reposer les tarifs de l'ambulatoire sur une base de données objective, susceptible d'être développée en permanence», selon les mots de sa directrice Anne-Geneviève Bütikofer.

De son côté, Santésuisse, dans un communiqué, salue cette décision «qui repose sur des considérations minutieuses et constitue un compromis durable. Il a été possible de développer un tarif médical uniforme qui reflète avec précision les exigences d'un tarif médical moderne», souligne la faîtière des assureurs. (mbr/ats)

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