Les tiques font de plus en plus de ravages en Suisse (sauf dans ce canton)
La saison des tiques en Suisse dure désormais de mars à novembre, rappelle ce mardi la RTS, la faute au réchauffement climatique. Ce phénomène n'est pas sans conséquence sur la santé publique puisque les cas de méningo-encéphalite à tiques (ou FSME) sont en nette augmentation.
Dans le cadre de la Semaine du cerveau lancée lundi dans toute la Suisse, le média public a interrogé Gilbert Greub, directeur de l'Institut de microbiologie du CHUV et spécialiste des infections véhiculées par les tiques. Selon lui, les cas de FSME sont passés ces dernières années de 150 à 300-400 cas tous les ans.
En 2025, la maladie a même enregistré un record, atteignant pour la première fois les 500 infections dans le pays.
De dangereux symptômes
Auprès de la RTS, Gilbert Greub met en garde contre les dangers des encéphalite à tiques, un virus «à prendre très au sérieux». Les symptômes peuvent aller d'un état grippal à de graves conséquences neurologiques.
La maladie peut en outre provoquer des paralysies, des troubles de la mémoire, et dans les cas les plus graves, la mort.
L'OFSP rappelle toutefois qu'il existe «un vaccin sûr et très efficace» pour se prémunir contre les encéphalite à tiques. Celui-ci est recommandé à toute personne dès l'âge de trois ans qui a été exposée aux tiques dans les zones à risques.
A l'heure actuelle, toute la Suisse est concernée, à l'exception du Tessin.
Régions où la vaccination est recommandée:
Comment se protéger des tiques
- Porter des vêtements couvrant la peau et fermant bien
- Eviter les sous-bois
- S'équiper de produits répulsifs pour la peau ou d'insecticides pour les vêtements
- Examiner son corps et ses vêtements après une excursion en forêt (les animaux sont aussi concernés)
- Pour retirer les tiques: saisir avec une pincette aussi près que possible de la peau, tirer progressivement puis désinfecter
- En cas de symptômes, consulter un médecin
(jzs)
