Le propriétaire du Constellation bel et bien placé en détention
Le propriétaire du Constellation, Jacques Moretti, a bel et bien été placé en détention par le Ministère public du Valais après avoir été entendu pour la première fois par ce dernier ce vendredi. Sa femme reste libre. Le Ministère public (MP) invoque un risque de fuite pour justifier cette mesure, selon un communiqué de la procureure générale valaisanne, Beatrice Pilloud.
En cause, le «potentiel risque de fuite» que présente le Français. Car la France n’extrade pas ses ressortissants. Et la grande mobilité de l'homme «au fil des années – il a travaillé en Corse, en Haute-Savoie et en Suisse – justifiaient son placement en détention», écrit notre confrère.
Il s'agit en effet d'un revirement: car, quatre jours après le drame, la justice valaisanne disait ne pas vouloir détenir le Corse.
Un revirement de la justice
On pouvait en effet lire, dans un communiqué de la police du canton, qui date du 4 janvier:
Accompagné de trois avocats, et face à des dizaines de journalistes, le couple Moretti, propriétaire du bar Le Constellation à Crans-Montana — théâtre de l'incendie qui a coûté la vie à 40 jeunes et fait 116 blessés — a été entendu par les trois procureures désignées pour cette affaire, dont la procureure générale du canton du Valais, Beatrice Pilloud et son adjointe, Catherine Seppey.
Le couple, présumé innocent, a été auditionné en qualité de suspects. Pour rappel, ils sont poursuivis pour homicide par négligence, incendie par négligence et lésions corporelles par négligence.
Un bracelet électronique pour Jessica?
Jacques et Jessica Moretti ont donc été entendus dès 8h00 du matin vendredi. L'audition a porté sur «leur situation personnelle. Les trois procureures qui les ont convoqués comptent notamment y voir plus clair sur leur patrimoine immobilier», comme le relaie le service public.
Interrogée par le média genevois Léman Bleu à la sortie de son audition, la co-gérante du Constellation, Jessica Moretti, a présenté ses excuses aux victimes.
Selon des informations de 24 heures, elle devra porter un bracelet électronique et se présenter tous les trois jours à la police – des mesures que devra encore confirmer le Tribunal des mesures de contraintes.
