«On ne m'a jamais rien dit à ce sujet»: la seule employée indemne raconte
Louise travaillait au Constellation depuis le 11 décembre seulement. La jeune Française est la première employée à avoir été entendue par la police, huit jours après la tragédie qui a coûté la vie à trois de ses collègues dans la nuit du Nouvel An, comme le relate BFMTV.
Son témoignage aurait été qualifié d'«ému» par les enquêteurs, selon nos confrères.
Louise dit avoir eu une relation uniquement «professionnelle» avec le couple Moretti, gérants de l'établissement. Elle n'avait personnellement travaillé que quatre à cinq fois avec Jessica Moretti, et n'avait vu Jacques Moretti qu'une seule fois.
Pour cette soirée du Nouvel An, neuf personnes assuraient le service. Sur ces neuf personnes, le DJ, Cyane avec son casque et l'agent de sécurité sont décédés. Trois autres employés ont été gravement blessés. Louise est la seule à s'en être miraculeusement tirée indemne.
Le show à l'origine du drame
Vers 1h10 du matin, un groupe de clients ayant réservé de nombreuses bouteilles demande à ce qu'on les apporte, se souvient la jeune femme. Les employés préparent alors un spectacle bien rodé avec une douzaine de bouteilles munies des désormais tristement célèbres bougies scintillantes.
Sept ou huit personnes forment une colonne, dont «au moins deux clients». Cyane ouvre la marche, perchée sur les épaules de Mathieu «comme elle l'avait déjà fait par le passé». Tous portent des masques et des déguisements.
35 secondes fatales
Puis, arrive le drame, tout s'embrase à une vitesse lumière. Louise ne comprend pas immédiatement que le feu a pris, dit-elle. «Sur des vidéos, on voit clairement que le feu a pris dès notre départ avec les bouteilles.» Mais, les employés, eux, ne l'ont pas vu assez vite.
Aucune instruction de sécurité
Quand elle prend conscience de l'incendie, il est trop tard: «Je me suis demandé si j'avais le temps de passer derrière le bar pour prendre un seau d'eau, mais c'était trop tard, tout avait déjà pris». Elle a réussi à sortir par la porte principale quelques secondes avant l'embrasement généralisé.
Interrogée sur les mesures de sécurité, Louise est formelle: elle n'aurait reçu aucune instruction, en cas d'incendie. Concernant l'utilisation des bougies scintillantes, sa réponse est sans appel: «On ne m'a jamais rien dit à ce sujet».
