«Cette idée m'est venue ce matin»: ce Romand vient en aide aux familles
Les messages se succèdent pour trouver un logement à proximité des établissements hospitaliers, permettant aux proches de rester auprès des victimes du terrible drame de Crans-Montana, qui a coûté la vie à 40 personnes et fait 119 blessés.
Des centaines de partages fleurissent sur LinkedIn, Facebook et Instagram: les réseaux sociaux sont inondés de demandes pour loger les familles touchées.
Anaël Antille a décidé de mettre sa maison à disposition, lui qui habite à moins de dix minutes de l'hôpital du Valais, à Sion. Le 3 janvier à 10 heures, il a publié ce message sur son compte Instagram: un bref texte proposant d'héberger au moins six personnes.
Le Sédunois s'interroge encore sur sa lenteur à réagir: «Cette idée m'est venue ce matin (réd: le samedi 3 janvier). Aujourd'hui encore, je me demande pourquoi elle ne m'a pas effleuré plus tôt.»
Et d'expliquer:
Il émet même la possibilité de quitter son cocon pour laisser encore plus de place aux familles désireuses de poser leurs valises.
Pour le moment, il explique n'avoir reçu aucune demande. «Une amie qui travaille à l'hôpital de Sion transmet ma proposition auprès des services compétents», complète le Valaisan qui s'attend à recevoir des demandes rapidement.
Participer humblement
Anaël Antille, s'il nous confirme qu'aucune personne de son entourage n'est blessée ou portée disparue, ressent une forte émotion. «Il y a un gros sentiment d'impuissance. On ne peut pas agir directement comme le font les professionnels de la santé, par exemple».
«Il y a cette sensation de vivre ça sans le vivre», souffle-t-il, et de se demander comment il pouvait aider, donner un coup de main aux personnes endeuillées. Il dit:
Il connaît bien la station de Crans-Montana. Ses parents y ont un appartement. «J'y étais encore la semaine dernière», confie-t-il. L'homme de 33 ans connaissait Le Constellation, pour y être allé «deux ou trois fois» dans sa vie pour boire un verre.
Nous lui demandons si les autorités sédunoises l'ont consulté ou s'il les avait lui-même informées. «Non, c'est une initiative personnelle», confirme Anaël Antille.
Contactée, la Ville de Sion confirme n'avoir formulé aucune demande à la population à ce propos. «Ce sont uniquement des initiatives privées», nous confirme Judith Mayencourt, la chargée de communication de la Ville de Sion.
