C’était le dernier 19h30 de Philippe Revaz et il n’a pas pleuré
En zappant par hasard sur RTS1 ce jeudi soir, on a un peu oublié qu’un pilier de l’antenne du service public va plier bagage dans un peu plus de trente minutes. On vous l’avait annoncé, dès la rentrée, Philippe Revaz retrouvera «le journalisme de terrain» en intégrant la bande de Mise au Point. Un autre job, un autre rythme aussi. Plus important: les Romands vont devoir faire le deuil d’une personnalité à part dans le paysage audiovisuel.
Sérieux, mais pince-sans-rire, impartial non sans quelques pointes de provocation, Philippe Revaz incarnait depuis le mois d’août 2019 une version smart et moderne du pourvoyeur de bonnes et de mauvaises nouvelles, de l’anchorman à la romande. Ce 9 juillet 2026, c’est la fin d’une aventure qui aura duré sept ans. Et, forcément, la RTS n’allait pas laisser filer sa star dans le bureau d’à côté star sans lui infliger une petite séquence émotion et... «aléas du direct».
C’est sa collègue du journal de la mi-journée, Silvia Garcia, qui s’est chargée d’incarner la «surprise» sur le plateau (en était-ce vraiment une? On vous laissera juger du naturel des deux présentateurs).
Démarre alors la séquence souvenir. Au programme des moments historiques, le Covid-19, la guerre contre l’Ukraine, le 7 octobre, le drame de Crans-Montana ou encore l’élection de Joe Biden puis de Donald Trump. Des personnalités aussi. De Sylvain Tesson, Michel Houellebecq, Dominique de Villepin, Guillaume Canet ou encore l’ambassadeur russe «qui bombarde l’Ukraine».
Voici donc les sept dernières minutes de Revaz au 19h30:
De retour sur le plateau, Silvia et Philippe se forceront à se vouvoyer, à dresser l’émotion et l’humour qui voudrait déborder du cadre. Parviendra-t-il à garder ce flegme et cet humour lorsqu’il présentera (parfois) Mise au Point?, alors que le ton des journalistes de l’émission est autrement plus sérieux et grave? Réponse à la rentrée.
