Suisse
train

CFF: voici pourquoi il y a de plus en plus de fraudeurs

CFF: voici pourquoi il y a de plus en plus de fraudeurs dans les trains

Les transports publics sont de plus en plus confrontés à des voyageurs sans ticket valable. Le problème? Les billets numériques qui sont parfois achetés trop tard ou pas du tout, ce qui entraîne, chaque année, des pertes de plusieurs dizaines de millions pour les CFF. Du côté de Pro Bahn Schweiz, on demande davantage de contrôles.
30.01.2023, 06:48
Bettina Zanni / ch media
Plus de «Suisse»

Plus personne ou presque ne prend le train avec un billet papier. Les voyageurs achètent de plus en plus leurs tickets depuis leur téléphone portable ou leur ordinateur. D'ici 2035, l'organisation de la branche des transports publics Alliance Swisspass envisage de passer entièrement à une exploitation numérique des billets. Les distributeurs de billets seront donc bientôt de l'histoire ancienne. Mais pour les entreprises de transports publics, l'offre numérique a aussi un côté négatif, comme le rapporte PilatusToday.

«L'augmentation du nombre de titres de transport numériques entraîne de plus en plus de cas de voyages sans billet valable», explique Thomas Ammann, porte-parole d'Alliance Swisspass. Les billets électroniques sont, par exemple, achetés trop tard ou les gens oublient simplement de les acheter.

Plus de 50 000 fraudeurs par mois

Au total, depuis le lancement du registre national des fraudeurs en avril 2019, Alliance Swisspass a enregistré près de 2,5 millions de cas de fraude. Cela correspond à environ 55 000 cas par mois.

Thomas Ammann estime que les voyageurs sans titre de transport numérique valide ou avec un titre de transport numérique partiellement valable font perdre aux transports publics des dizaines de millions de francs par an.

Un autre type de fraudeur fait scandale dans les CFF:

Vidéo: watson

Le numérique «incite à un comportement peu sérieux»

L'association Pro Bahn Schweiz, qui représente les intérêts des clients des transports publics, considère les billets numériques à la fois comme une bénédiction et une malédiction. Bien que, comme le note la présidente Karin Blättler, cette offre représente un réel confort, elle précise:

«De tels billets nécessitent encore plus de contrôles qu'auparavant»

Le personnel de contrôle dans les transports publics ne devrait donc pas être réduit, mais au contraire augmenté. «Tout ce qui est numérique incite plutôt à un comportement peu sérieux». Selon elle, il en va de même dans d'autres domaines de la vie quotidienne.

Karin Blättler n'a pas non plus de compassion pour les passagers qui reçoivent une amende parce qu'ils n'ont pas su maîtriser l'application. Elle argumente que:

«Ce n'est pas parce qu'on peut acheter son billet numériquement qu'il faut l'activer après le départ du train ou monter dans le train avec une batterie de téléphone portable vide.»

Celui qui veut profiter des avantages du billet numérique a aussi la responsabilité d'utiliser l'offre conformément aux règles.

«Avant, quand on montait dans le train sans billet, on savait aussi qu'il y aurait des problèmes en cas de contrôle»

Contrôle recommandé avant de monter à bord

Il n'est pas clair si les CFF ont renforcé les contrôles en raison des fraudeurs numériques. Le porte-parole des CFF Reto Schärli ne donne aucune indication sur la nature et la fréquence des contrôles. Les CFF recommandent aux clients disposant d'un billet électronique de toujours vérifier avant de monter dans le train si le billet a été téléchargé ou si le code QR est disponible.

Reto Schärli attire l'attention sur le fait que les clients doivent être en possession de l'e-billet avant de commencer leur voyage. Il explique:

«Si le billet électronique correctement acheté avant le départ ne peut pas être présenté lors du contrôle des titres de transport, le contrôleur prend les données personnelles et vérifie si le billet électronique a été acheté.»

Il cite en exemple les e-tickets oubliés, les batteries de téléphone portable vides, les billets illisibles et les problèmes d'Internet. Si le billet électronique était disponible, des frais de traitement de 30 francs sont facturés pour le travail de clarification. Les clients sans billet reçoivent une facture avec le prix du billet plus une amende de 90 francs.

Gérer correctement les billets numériques

Pour certains pendulaires, acheter un billet numérique peut sembler plus compliqué que d'utiliser l'écran tactile des distributeurs de billets bleus. Thomas Ammann attire l'attention sur le fait que l'utilisation de nouveaux systèmes nécessite toujours un certain temps d'adaptation.

«Il est donc très important d'informer les utilisateurs sur l'utilisation correcte des canaux numériques»

Dans le cas des billets digitaux, les clients sont, par exemple, informés lors de l'achat s'ils ont acheté leur billet trop tard, explique Ammann. Les mécanismes de lutte contre les abus sont en outre optimisés en permanence.

Innovation du côté des transports publics:

Malgré tout, les fraudeurs numériques ne sont pas un phénomène de masse. «Dans l'ensemble, nous constatons que la grande majorité des clients des transports publics se déplacent avec des titres de transport corrects», déclare Ammann. (traduction et adaptation par sas)

Neige et CFF: «J'ai dû attendre deux heures à la gare, ce n’est juste pas possible»
Video: watson
8 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
8
Fuites au Conseil fédéral: de nouvelles plaintes pénales sont déposées
Des plans des conseillères fédérales Baume-Schneider et Keller-Sutter ont fuité prématurément dans les médias. Le ministère public de la Confédération enquête désormais sur une violation du secret de fonction. Le gouvernement réagit lui aussi, mais de manière plutôt timide.

Il y a neuf jours mercredi, la ministre des Finances Karin Keller-Sutter (PLR) s'est exprimée sur les propositions du Conseil fédéral en matière de régulation des banques d'importance systémique. Trois minutes avant le début de la conférence de presse, le Tages-Anzeiger publiait une enquête sur son site: le Secrétariat d'Etat à l'économie, l'Autorité de surveillance des marchés financiers et la Banque nationale auraient exigé des règles plus strictes que celles de Keller-Sutter pour les grandes banques. «Il y a une dispute», titrait l'article.

L’article