Ils veulent «briser ce tabou» de l'aviation en Suisse
En train ou en voiture, un trajet Genève-Lugano prend aujourd'hui environ cinq heures. Pour le sénateur centriste Fabio Regazzi, c'est bien trop. Sa solution: l'avion.
Dans une initiative parlementaire, le Tessinois veut alléger l’interdiction de cabotage - soit l'acheminement intérieur de marchandises ou de passagers par un transporteur étranger - rapporte ce jeudi le Temps. Rapprocher «les deuxième et troisième places financières du pays» est une «nécessité», assure-t-il au quotidien genevois.
Et d'ajouter:
Le «dumping» de Swiss dénoncé
Toujours auprès du Temps, Filippo Lombardi, municipal de Lugano et responsable politique de l’aéroport, renchérit. Il indique que si la proposition est acceptée, des compagnies étrangères pourraient rapidement assurer la liaison Genève-Lugano.
Il rappelle au quotidien genevois que cette dernière a déjà existé par le passé et qu'elle était rentable. La ligne a ainsi longtemps été exploitée par plusieurs compagnies jusqu'à ce qu'une «vaste opération de dumping» de Swiss ne change la donne et écarte la concurrence. «Deux mois plus tard, Swiss a cessé d’assurer la liaison entre les deux villes», déplore Filippo Lombardi.
D'où le besoin selon lui de pouvoir à nouveau faire appel à des compagnies étrangères:
L'initiative parlementaire de Fabio Regazzi a été approuvée par la Commission des transports du Conseil des Etats. Elle se trouve désormais aux mains du Conseil national.
Le Temps relève que le Tessinois a également a soumis un amendement dans le cadre de la révision partielle de la loi sur le trafic aérien. Et le paquet d'accords avec l'UE (réd: biltérales III) prévoit lui aussi la levée de l'interdiction de cabotage. (jzs)
