Suisse
ukraine

De nouvelles personnes et entreprises russes dans le viseur de la Suisse

Une rue de Moscou en décembre 2024
Les personnes physiques concernées ont l'interdiction d'entrer en Suisse (image d'illustration)Image: www.imago-images.de

De nouvelles personnes et entreprises russes dans le viseur de la Suisse

La Confédération s'aligne sur les récentes sanctions prises par l'UE contre le pays de Vladimir Poutine. 54 personnes physiques et 30 entreprises et entités sont visées. Le Bélarus est également concerné.
23.12.2024, 11:19
Plus de «Suisse»

La Suisse a ajouté plusieurs dizaines de noms à sa liste de sanctions prises contre la Russie en raison de la guerre en Ukraine. Elle a ainsi repris les modifications décidées par l’Union européenne le 16 décembre dernier, a indiqué lundi le Département fédéral de l'économie (DEFR).

Au total, 54 nouvelles personnes physiques et 30 nouvelles entreprises et entités sont soumises au gel des avoirs et à l'interdiction de mise à disposition d'avoirs ou de ressources économiques. Les personnes physiques ont en outre l'interdiction d'entrer en Suisse ou de transiter par son territoire.

Ce sont principalement des membres de l'armée, des dirigeants d'entreprises actives dans le secteur de l'énergie russe et des personnes responsables de la déportation d'enfants ou de diffusion de propagande ou de fausses informations, précise le DEFR.

Les 30 entreprises et entités visées sont quant à elles surtout des entreprises d'armement russes ainsi que des compagnies maritimes transportant du pétrole brut et des produits pétroliers russes.

Le 16 décembre, l'UE avait annoncé avoir pris les toutes premières sanctions en réponse à des «attaques hybrides» sur son territoire, contre des agents russes accusés d'actions de «déstabilisation» au sein de l'Union. Elle avait aussi pris, pour la première fois, des sanctions étendues contre sept entités et personnalités chinoises accusées d'aider la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine.

«Flotte fantôme»

En outre, 52 nouveaux navires sont soumis à de vastes interdictions les empêchant de bénéficier de services maritimes. Il s'agit avant tout de tankers faisant partie de la «flotte fantôme» russe qui écoulent les hydrocarbures ou les produits pétroliers russes sans respecter le prix plafond ou qui transportent des biens militaires pour la Russie ou des céréales volées en Ukraine.

Dans le domaine commercial, 32 nouvelles entités ont par ailleurs été soumises à des mesures de contrôle à l'exportation plus strictes, indique le DEFR.

Responsables de la répression

Le DEFR a aussi repris les nouvelles sanctions de l'UE à l'encontre du Bélarus en raison de la situation dans ce pays. Il a ajouté 26 personnes physiques et deux organisations sur sa liste.

Il s'agit notamment de membres du pouvoir judiciaire, tels que les juges responsables de la répression de la société civile et de l'opposition démocratique, ainsi que de responsables de différents établissements pénitentiaires où les prisonniers politiques subissent de mauvais traitements.

Ces différentes sanctions prennent effet mardi. (ats)

L'Ukraine a eu la peau du «char tortue» russe
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Migros capitalise sur le sans alcool avec une entreprise bien connue
Le détaillant s'adapte aux nouvelles habitudes de consommation. Il élargit son assortiment de boissons sans alcool, sobrement appelé «Non».

C'est une claque dont la présidente de Migros, Ursula Nold, devrait se souvenir encore longtemps: le 16 juin 2022, les coopérateurs ont clairement dit non à la vente d'alcool chez le géant orange. Ceci après que la direction se soit, à l'inverse, prononcée en faveur d'une modification des statuts. Migros voulait proposer de la bière et du vin dans ses rayons.

L’article