«C'est une zone de guerre»: les appels au secours dévoilés
France Télévisions a eu accès jeudi 29 janvier aux 171 appels d'urgence reçus par la Centrale 144 entre 1h30 et 3h du matin lors de l'incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana.
Versés au dossier d'instruction par l'Organisation cantonale valaisanne des secours (OCVS), ces enregistrements retracent les échanges entre la centrale de coordination des ambulances, les témoins, les victimes et les secouristes. Marqués par l'effroi et la panique, ils révèlent la gradation de l'horreur et l'ampleur du drame, offrant près d'un mois après les faits une perspective nouvelle sur cette tragédie.
Le premier appel d'urgence est passé à 1h29 dans la confusion. Un homme signale en français approximatif un incendie au Constellation à Crans-Montana.
Moins de 10 secondes plus tard, une passante précise la situation: «Il y a eu une explosion au Constellation à Crans-Montana. Je suis assez inquiète (…) il faut envoyer police et ambulances. Je pense qu'il y a des blessés, beaucoup de blessés.»
Les enregistrements sonores👇
Une secouriste calme le jeu:
On entend encore un jeune qui s'est extirpé in extremis du Constellation:
Les appels se multiplient, des ambulances et des hélicoptères arrivent sur les lieux. Mais des témoins se plaindront plus tard du manque de moyen pour répondre au drame qui se jouait dans la station valaisanne.
«J'ai un grand brûlé dans ma voiture»
Une femme appellera les secours et dira: «J'ai un grand brûlé dans ma voiture, j'aimerais savoir où je dois me rendre».
Simultanément, les hôpitaux s'organisent dans l'incertitude. Un secouriste demande s'il s'agit d'un attentat, un autre annonce le déclenchement de l'«événement majeur» et décide de vider les urgences. A 2h35, alors que tous les secours ne sont pas encore arrivés sur place, un intervenant alerte sur la nécessité de mobiliser tous les psychologues d'urgence disponibles, décrivant la situation comme «une zone de guerre». (svp)
