Affaires Dittli: le mystère reste entier après des enquêtes sur les fuites
Les enquêtes sur des fuites dans la presse en lien avec les affaires Dittli et du bouclier fiscal ont été suspendues par le Ministère public vaudois. Malgré l'audition de nombreuses personnes, notamment l'ensemble des députés du Grand Conseil, le ou les auteurs des fuites n'ont pas été identifiés.
Le Conseil d'Etat avait déposé deux plaintes pénales contre inconnu les 1ᵉʳ avril et 1ᵉʳ septembre 2025. Elles avaient été adressées au procureur général Eric Kaltenrieder après la publication dans les médias d'informations alors confidentielles, en amont de la présentation officielle des rapports de Jean Studer (dysfonctionnements au sein du département des finances de Valérie Dittli) et de François Paychère (mauvaise application du bouclier fiscal).
L'enquête fait chou blanc
Pour les fuites sur le rapport Studer, une vingtaine de personnes ont été entendues, dont des membres du Conseil d'Etat. Mais ces auditions n'ont pas permis de trouver la ou les personnes qui ont renseigné les médias, indique jeudi le Ministère public (MP) dans son communiqué.
Les informations confidentielles en lien avec le rapport Paychère étaient sorties dans Le Temps. Ces articles «laissaient paraître que plusieurs personnes, dont à tout le moins deux membres du Grand Conseil, avaient communiqué ces informations» à l'auteur de l'article, relève le MP.
Les 150 députés du Grand Conseil et l'auteur de l'article ont été auditionnés par le Ministère public en qualité de témoins. Le journaliste a confirmé le contenu de son article, mais aucun des élus n'a reconnu lui avoir communiqué des informations. «En l'état, il est apparu qu'aucune mesure d'instruction supplémentaire ne serait susceptible de départager ces versions et d'établir les faits», reconnaît le MP.
L'instruction de ces deux dossiers (fuites rapport Studer et Paychère) est donc suspendue. «Elle pourra reprendre en cas de faits nouveaux qui permettraient d'identifier la ou les personnes s'étant rendues coupables d'une violation du secret de fonction dans l'une ou l'autre de ces affaires», précise encore le Parquet. (jah/ats)
