La direction de l'EPFL a bien reçu un courrier de 30 pages intitulé «Extrémisme potentiel et enseignement tendancieux», a indiqué la porte-parole Corinne Feuz, dimanche à Keystone-ATS. Elle confirmait l'information publiée par le Matin Dimanche. Parmi les signataires, des membres de la communauté et beaucoup d'externes, mais à priori pas de professeurs, a-t-elle précisé.
Selon le quotidien, le message dénonce la présence d’étudiants agressifs, de professeurs activistes solidaires de ces agissements et de conférenciers propageant une vision unilatérale du conflit au Proche-Orient. Autocollants et tracts en faveur de la libération de la Palestine fleurissent, des slogans remettant en cause l’existence d’Israël côtoient les apologies de la résistance armée.
Et les signataires de conclure que les organisations dites propalestiniennes qui agissent actuellement sur le campus de l’EPFL ne sont pas propalestiniennes, mais plutôt anti-israéliennes.
La haute école confirme néanmoins qu'il y a eu quelques incidents et reste en état de veille. Des stickers apparaissent régulièrement, mais sont systématiquement enlevés.
Dans ce même contexte, l'Université de Lausanne voisine a déposé il y a quelques jours une plainte pour déprédations et délation suite aux actions pro-palestiniennes de ses étudiants en mai dernier. (ats)