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Macron-Le Pen: l'intégralité du débat de mercredi soir

C'est l'un des évènements les plus attendus de l'élection présidentielle, une tradition depuis presque 50 ans: le débat présidentiel. Piques, saillies, punchlines mordantes et autres attaques sanglantes à coups de phrases cultes... Suivez ce moment décisif en direct!
20.04.2022, 20:1821.04.2022, 12:31
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Cinq ans plus tard, voilà que les deux anciens adversaires sont à nouveau réunis sur le ring – ou plutôt, sur le plateau télévisé de France 2 et de TF1 – pour se donner la réplique. Le duel, que l'on espère aussi savoureux que le cru 2017, opposera les deux vainqueurs du premier tour:

  • Emmanuel Macron, président-candidat, du parti En Marche!, âgé de 44 ans.
  • Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national, 53 ans.

Retrouvez le match en direct ci-dessous 👇

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23:57
Conclusion de Marine Le Pen
Marine Le Pen a le mot de la fin.

«Je voudrais m'adresser au peuple français qui malgré la lassitude (...), la dégradation de son niveau de vie (...) aspire, je crois, à la tranquillité», juge de son côté Marine Le Pen. «Le projet est viable, il est même, je crois, vital. C'est celui que je porte pour tous les Français », conclut-elle.

C'est la fin de ce débat. Nous vous remercions de l'avoir suivi à nos côtés, à très vite pour de plus amples analyses sur ce débat de l'entre-deux-tours. Bonne nuit!
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23:53
Conclusion d'Emmanuel Macron
Chaque candidat a deux minutes pour conclure. Emmanuel Macron commence: il commence par remercier Marine Le Pen.

Le président sortant félicite sa concurrente pour ce débat.

«Je combats vos idées, le parti qui est le vôtre mais je vous respecte en tant que personne», affirme-t-il.

«On a pu voir que nous avions des désaccords sincères, respectables. Cette élection est un référendum pour ou contre l'union européenne, pour ou contre l'écologie, pour ce que nous sommes profondément», conclut-il. Il veut adresser le mot de la fin «à nos enfants. Je veux continuer à leur bâtir un monde meilleur. La protection de l'enfance sera au cœur des cinq années qui viennent».
23:51
«Vous êtes à deux doigts de nous créer l'Assemblée nationale»
«Vous êtes à deux doigts de nous créer l'Assemblée nationale», se moque Marine Le Pen face aux propositions d'Emmanuel Macron sur les institutions.

«Moi ce que je souhaite, c'est une renaissance démocratique.»

Elle déroule ensuite une partie de son programme sur le sujet. Citant la crise des Gilets jaunes, elle veut mettre en place un référendum d'initiative citoyenne (RIC). «Le seul souverain, c'est le peuple », justifie-t-elle, c'est «le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple» conclut-elle. «Vous avez créé une division très forte. Il faut recoudre la démocratie française.»

«Vous proposez de changer la Constitution sans passer par l'Assemblée nationale», répond de son côté Emmanuel Macron.
23:48
Emmanuel Macron veut lutter contre la crise démocratique
La fin du débat approche, les candidats sont amenés à s'exprimer sur les institutions.

«Il y a une véritable crise avec les institutions»
, rappelle le journaliste Gilles Bouleau. «Nous venons de vivre un quinquennat particulier. J'entends les reproches», répond Emmanuel Macron. Avec la crise sanitaire, c'était difficile de faire des référendums. Ce doit pouvoir être une option. «Mais être élu par le peuple ne donne pas le droit de modifier sa Constitution sans respecter celle-ci», assure-t-il, en pique à Marine Le Pen.

«Je veux pouvoir avoir une commission transpartisane où toutes les forces politiques puissent exprimer leur sensibilité sur les voies et moyens d'améliorer la Constitution et nos institutions», annonce par ailleurs Emmanuel Macron. «Nos compatriotes veulent un changement de pratiques, être acteurs des changements qui les touchent».
23:44
Emmanuel Macron donne la réplique sur l'immigration
Sur ce thème de l'immigration, Emmanuel Macron répond que «l'asile doit continuer de protéger celles et ceux qui fuient leur pays parce qu'il y a la guerre (...)». Il cite notamment «l'exemple de l'Ukraine. Soyons clairs: nous aurons à accueillir beaucoup de ces réfugiés.»

Il cite aussi l'immigration économique, «dont on a besoin». Au sujet de l'immigration clandestine, Emmanuel Macron veut agir de manière «coordonnée», avec une protection renforcée de tout l'espace Schengen. Le président sortant assure vouloir réformer l'espace Schengen, mais aussi mener une politique plus efficace de retour vers le pays d'origine.
23:40
Marine Le Pen veut modifier la Constitution française
Les lieux religieux suspectés de séparatisme ont «tous été mis sous surveillance», précise le président-candidat.

Il pointe la confusion de la candidate du RN entre une idéologie et une religion. «Les bras m'en tombent».

«Ce que je souhaite, c'est présenter aux Français un référendum sur l'immigration», lance Marine Le Pen, sans transition. «Il y aura l'expulsion des criminels et des délinquants étrangers, la suppression du droit du sol, la priorité nationale au logement et à l'emploi, l'interdiction de la régularisation des clandestins, la modification du droit d'asile ».

Elle précise qu'elle souhaite faire «voter toute une série de modifications de la Constitution», dès l'automne.
23:36
«Ce que vous proposez, c'est une trahison de la République française»
Interrogé sur la question du port du voile, Emmanuel Macron répond: «Ce qui est inquiétant dans la démonstration (de Marine Le Pen), c'est le chemin qu'elle emprunte. Vous créez un système d'équivalence qui confond tous les problèmes et les entretient.»
«Je suis pour la loi de 1905 d'une république laïque, qui respecte les religions. Moi, j'ai lu la Constitution française. Nos textes fondamentaux, c'est ça», ajoute-t-il. Il précise que dans ce cadre, le port de signes religieux dans les écoles continuera à être proscrit. Mais pas dans les lieux publiques. «Si vous (interdisez le port des signes religieux dans l'espace public), vous créez la guerre civile dans les cités. Ce que vous dites est très grave. Madame Le Pen, la France, patrie des Lumières, serait le premier pays au monde à interdire les signes religieux.»

«La France a été le premier pays au monde à mettre en vigueur beaucoup de lois», réplique la candidate.
«Vous pensez envoyer des policiers derrière chaque personne qui porte un voile?» demande Macron. «Vous avez bien envoyé des policiers derrière ceux qui ne portaient pas le masque», répond Le Pen.

«Ce que vous proposez, c'est une trahison de la République française», assène Emmanuel Macron.
23:30
Marine Le Pen veut mettre en vigueur une loi pour lutter contre l'islamisme
«Vous êtes beaucoup plus disciplinée qu'il y a cinq ans, Madame Le Pen!» lance Emmanuel Macron. «Oui, je sais», ajoute-t-elle avec un sourire moqueur.

Les arbitres du débat abordent à présent le terme de la laïcité.

«Permettez-moi de sortir d'un sujet qui a passionné les médias: la lutte contre l'islamisme. Contrairement à vous, je n'ai pas oublié qu'il y a un risque terroriste», assène Marine Le Pen. «La politique que vous avez menée n'est pas efficace. Il faut mettre en vigueur une loi contre l'islamisme», ajoute-t-elle.
«Je ne lutte pas contre une religion, qui est l'islam, je lutte contre l'islamisme qui s'attaque aux fondements de notre République», réplique la candidate du Rassemblement national. Selon elle, il ne faut pas se contenter d'une charte de la laïcité, qu'elle juge peu utile. «Nous ne sommes pas assez fermes du ce sujet, car le gouvernement actuel ne prend pas la mesure de la gravité de la menace.»

«Je suis pour l'interdiction du voile dans l'espace public. Je pense que le voile est un uniforme imposé par les islamistes. Les jeunes femmes qui le mettent sont obligés de le faire, peut-être sans l'avouer. Cette situation n'est pas admissible dans notre pays», assène la candidate.
23:23
«Le pire, c'est le sentiment d'impunité, quand la justice n'est pas assez rapide»
Emmanuel Macron concède qu'il «s'engage à davantage de sécurité dans le pays».

«Penser aux policiers, c'est y penser chaque jour, et non pas les abandonner quand il y a un coup de grisou, comme il y a quelques jours», lance-t-il.

«Vous ne leur ferez pas croire ça!» s'insurge Marine Le Pen.

Macron enchaîne: selon lui, les moyens de la justice ont été augmentés de 30%. Il ajoute quatre aspects sur lesquels il veut se concentrer lors d'un éventuel prochain quinquennat: d'abord, les féminicides et les violences intra-familiales. «Ne relativisez pas ce que je suis en train de dire», ajoute-t-il à l'intention de Marine Le Pen, qui tente de l'interrompre.
«La deuxième priorité, c'est la ruralité», poursuit le président-candidat. Troisièmement, la cyber-sécurité. «Et finalement, c'est la justice. Il faut avoir les moyens pour les mineurs avec une justice qui passe plus vite. Il faut donner les moyens à la justice d'agir.»

«Le pire, c'est le sentiment d'impunité, quand la justice n'est pas assez rapide», conclut Macron.
23:16
«On est confrontés à une vraie barbarie»
«Vous ne vivez que de la peur et du ressentiment, Madame Le Pen», reproche Macron à son adversaire qui le dénonce de ne parler que des villes, et d'oublier les campagnes.

«Moi j'ai été élevée par des enseignants et des enseignants», réplique le président de la République.


Sur ce, le thème de l'éducation est bouclé et les journalistes propose d'enchaîner avec celui de de la sécurité.

«On est confrontés à une vraie barbarie, un ensauvagement. On est cernés par l'insécurité dans les villes, les campagnes, les transports. Il faut apporter une réponse très ferme», affirme la candidate du Rassemblement national. «Il faut régler le problème de l'immigration anarchique et massive, qui contribue à l'aggravation de l'insécurité de notre pays.»

Elle propose ensuite de la fermeté. «Dans le domaine de la justice, les Français ont l'impression d'un laxisme le plus total. Il faut ré-armer les policiers, qui ont souffert du mépris de votre gouvernement. Il faut les aimer, leur faire confiance.»

«Il faut être plus dire sur les peines», enchaîne-t-elle. «Les aménagements de peine, c'est considéré par les délinquants comme une liberté totale. Il faut revenir à la certitude de la peine.»
23:09
«Je ne sais pas si c'est McKinsey qui vous a proposé ça»
«Je veux aborder le sujet de la discipline et de la sécurité à l'école», que Marine Le Pen souhaite «renforcée».« Vous avez proposé la revalorisation des enseignants, je ne sais pas si c'est McKinsey qui a proposé ça», glisse-t-elle - un clin d'oeil au scandale qui a éclaboussé le président de la République ces dernières semaines.

A propos de sujet 👇
«Vous avez mis du temps, Madame Le Pen», réplique Macron.

«Je pense qu'il faut être beaucoup plus sévère, arrêter le pas de vague dont beaucoup de professeurs se sont plaints», ajoute Marine Le Pen.

En réponse, Emmanuel Macron rappelle d'abord son bilan pendant le Covid-19, rappelant que les établissements étaient restés plus ouverts que dans de nombreux autres pays. «Je n'oublie pas non plus ces deux dernières années de Covid». «Grâce à l'investissement des enseignants, on a continué de former les enfants et les adolescents.»

Il annonce, par ailleurs, «une revalorisation inconditionnelle» du salaire des enseignants. «Je veux leur donner une liberté sur le terrain. Quand on vient d'un quartier difficile, l'injustice revient chaque jour à partir de 17 heures, chaque week-end.»
23:03
«La jeunesse française a tellement souffert»
Comment éviter le décrochage, interrogent les animateurs ? «On a commencé à le faire puisque l'investissement qui a été fait a permis pour les enfants de la République les plus en difficulté de rattraper le niveau. Ce que je veux faire c'est continuer à investir sur notre école, les fondamentaux, en remettant les mathématiques jusqu'à la terminale», annonce Emmanuel Macron.

Il poursuit avec la «grande réforme» qu'il souhaite faire sur «le lycée professionnel».
Marine Le Pen entame sa réponse sur la crise sanitaire.

«La jeunesse française a tellement souffert dans les deux dernières années et demi, privée de liens sociaux, de leur famille bien souvent, privée de leurs petits boulots, développant des problèmes psychologiques pour certains lourds», entame-t-elle.

Elle assure avoir «construit autour de la jeunesse énormément d'aides, de mesures, et notamment autour de la valeur travail». Elle propose notamment une aide aux étudiants qui travaillent. «Je veux refaire du baccalauréat un examen où on ne détermine pas à l'avance si on va l'attribuer à 98% de la classe d'âge», explique-t-elle, affirmant vouloir également remettre en place les filières scientifiques et littéraires d'avant la réforme. Elle propose aussi la gratuité des transports publics pendant les heures creuses pour les jeunes.
22:58
Léa Salamé et Gilles Bouleau obligés d'intervenir
«L'Europe est l'espace qui se justifie» sur le sujet de l'innovation, affirme Emmanuel Macron. «Mais pas l'Union européenne», veut nuancer la candidate RN. «On est dans une économie en train de s'ubériser, dans des emplois à bas coût très précaires. C'est une erreur fondamentale», affirme encore Marine Le Pen, qui veut faire un effort considérable sur l'industrie.

Les arbitres du débat proposent de parler désormais du niveau de l'éducation nationale. Le classement Pisa montre que les élèves français ont baissé. Comment stopper ce décrochage? Emmanuel Macron ne répond pas immédiatement et veut défendre sa vision économique et la création des emplois durant son quinquennat, suite aux piques lancées par son adversaire.

Léa Salamé et Gilles Bouleau sont obligés d'intervenir pour aborder le sujet de l'éducation.
22:51
«Cela fait des années que le Google européen aurait dû être lancé»
«Moi, je ne suis pas comme vous...», débute Marine Le Pen, au sujet du nucléaire.

«Non, c'est vrai, vous faites bien de le rappeler», réplique Macron.
Les journalistes les interrompent sur les hydrocarbures pour passer sur un nouveau sujet: l'attractivité de la France sur les nouvelles technologies et l'économie numérique. Marine Le Pen est invitée à prendre la parole sur ce sujet. «Cela fait des années que le Google européen aurait dû être lancé», soupire-t-elle. Je pense qu'il faut qu'on crée au niveau européen un Google et qu'on mette un moyen de préserver nos données.

Emmanuel Macron répond que: «Je veux défendre la force de nos entrepreneurs. Notre pays est celui qui génère le plus de startups et 25 "licornes". On peut être fiers. Mais la France n'est pas l'Europe. C'est un marché de 65 millions d'habitants. Il faut un vrai marché unique du numérique: qui n'aime pas l'Europe ne peut pas créer de champion du numérique

Selon lui, l'Europe a permis de créer les premières mesures de protection des citoyens en matière de numérique. «Quand je vous entends dire l'Europe, l'Europe, l'Europe, j'ai l'impression d'entendre le général de Gaulle», se moque Marine Le Pen.

«Venant d'où vous venez, vous êtes mal placée pour parler du général de Gaulle», réplique Macron.
22:43
«Votre stratégie du "tout nucléaire" est intenable»
«Pendant ces 5 ans, j'ai eu une vraie stratégie, une vraie volonté», affirme Emmanuel Macron. «Votre stratégie du "tout nucléaire" est intenable.»

«Il n'y a pas de sortie des énergies fossiles qui passent par le tout nucléaire», poursuit-il, citant le rapport du GIEC. Il ajoute que l'éolien permet par ailleurs de créer des emplois en France. «Quand on fait de l'éolien en mer, on fait de l'emploi».

«Vous voulez mettre des éoliennes partout, sauf au Touquet», lance Marine Le Pen, en référence à la maison de famille du président de la République.
«Madame Le Pen!» s'agace Emmanuel Macron. «Ça, c'est du complotisme.»

«Moi, contrairement à vous, j'aime bien leur demander leur avis aux gens», réplique la candidate RN.
22:38
«Sur le nucléaire, vous avez complètement changé d'avis»
«Sur le nucléaire, vous avez complètement changé d'avis. Vous avez envisagé de fermer 14 réacteurs nucléaires, et vous arrivez à la fin de votre quinquennat en affirmant que vous vous êtes trompé!» accuse la candidate RN.

«On a perdu 10 ans à déstabiliser une filière nucléaire qui avait besoin d'être renforcée, soutenue pour permettre à cet outil décarboné de devenir un socle pour notre indépendance énergétique», regrette Marine Le Pen, pour qui, à l'inverse le choix de «l'éolien est le pire», une «absurdité écologique et économique».

«Pas un mot sur l'écologie dans vos 22 mesures sur la France», rétorque Emmanuel Macron. «C'est assez édifiant.» Il assume la fermeture de la centrale de Fessenheim au début de son mandat.
22:33
«Vous êtes climato-sceptique»
Emmanuel Macron lui réplique que le responsable du réchauffement climatique est la dépendance aux hydrocarbures. «Vous avez proposé la plus grosse subventions aux hydrocarbures possible car vous proposez de baisser la TVA sur ces hydrocarbures. A cet égard, votre programme n'a ni queue ni tête», lance-t-il à Le Pen.

«Vous êtes climato-sceptique», accuse-t-il encore. «Vous avez dit que le jalon des accords de Paris, ça ne marche pas. On a doublé le rythme de réduction des gaz à effets durant mon quinquennat, et le doublera encore durant le prochain si je suis réélu.»

«Je ne suis absolument pas climatosceptique, mais vous êtes un peu climato-hypocrite», rétorque Marine Le Pen, qui accuse le président sortant de faire «le pire de l'écologie punitive».
22:30
«Il faut qu'on parle de la souffrance animale
Les journalistes proposent ensuite un nouveau thème, qui angoisse beaucoup les jeunes: l'avenir de la planète.

Marine Le Pen est la première invitée à proposer deux solutions pour ce sujet. «D'abord, j'arrête l'hypocrisie!» annonce-t-elle. «C'est le modèle économique fondé sur le libre-échange qui est à l'origine de 50% des gaz à effet-de-serre, responsables du réchauffement climatique. J'ai conçu mon projet sur la relocalisation. Je veux qu'on puisse fabriquer sur place, ou du moins, au plus près.»

Pour elle, il faut «faire en sorte que les collectivités et l'Etat s'engagent à acheter pas bio, non, français. Que l'on puisse avoir des produits français dans les cantines collectives de notre pays».

«Il faut qu'on parle de la souffrance animale», ajoute la candidate, qui dénonce le modèle de transport des bêtes.
22:25
Sur les ehpads
Les deux candidats sont invités à s'exprimer sur le fameux scandale du traitement des seniors dans les ehpads, révélé il y a quelques semaines. «Il faut contrôler les endroits où les personnes sont vulnérables», propose Marine Le Pen. Elle dénonce les prix «honteux» de certains établissements. «Faire de l’argent sur la vulnérabilité les personnes âgées c’est mal accepté et on le comprend».

Pour tout savoir de cette histoire, par ici 👇
Emmanuel Macron lui répond: «On doit créer plus de postes (…) Comme les seniors arrivent de plus en plus âgés dans les Ehpad, il y a besoin que ce soit de plus en plus médicalisé», dit-il. Il propose pour ce faire la création de 50 000 postes. «C'est pour ça que je demande aux gens de travailler un peu plus.»
22:21
«Il n'y a eu que les crises qui arrivent à vous faire bouger»
Interrogée sur la question de l'hôpital, Marine Le Pen rétorque que, si elle est élue, «il ira beaucoup mieux».

«Pendant tout votre quinquennat, vous aurez attendu les crises. Il n'y a eu que les crises qui arrivent à vous faire bouger. Vous n'avez pas fait preuve de beaucoup d'empathie à son égard, puisque vous avez licencié 15 000 soignants. Je les réintégrerai et leur restituerai leur salaire», réplique Marine Le Pen.
«Il vous a fallu une crise sanitaire pour vous rendre compte que les soignants étaient dans une situation de crise inouïe, tacle la candidate. L'effondrement de l'hôpital, on le connaissait quand vous étiez déjà au pouvoir depuis trois ans.»

«Il faut investir 20 milliards sur 5 ans, financé sur un fond souverain financé par le privé et non par le public», ajoute la candidate.
22:16
Emmanuel Macron se dit heureux de sa gestion du Covid
«Vous avez continué les couvres-feux, fermé les commerces, j'étais en désaccord avec vous. On savait sitôt passé la première vague que les petits commerces n'étaient pas un lieu de transmission. Les commerçants devraient vous être reconnaissants de les compenser en les fermant de manière administrative?»

«Si je regarde la manière dont tous vos amis ont géré la crise Covid, je suis extrêmement content de la manière dont on l'a géré», réplique Macron.

Les journalistes lancent le sujet de l'hôpital. «J'ai une gratitude infinie envers nos médecins et notre personnel soignant, confirme Macron. Je sais ce que je leur dois. Je connais leur situation très dure. Ce sont les conditions de travail les plus dures. Il faut réembaucher et donc améliorer les conditions de travail. Il faut mettre fin aux déserts médicaux». Pour ceux, il propose de réorganiser les offres de soin à l'échelle du territoire. Il assume un investissement massif sur le plan de la santé.
22:11
600 milliards de dettes Covid
«Vous n'êtes pas honnête avec les gens. Soit vous avez des impôts cachés, soit vous jouez avec les pensions des retraités» lance le président Macron.

«Permettez-moi de vous rappeler que vous avez créé 600 milliards d'euros de dettes», réplique Marine Le Pen.
«Mais arrêtez de tout confondre, c'est pas possible!» s'agace Macron. «Le "quoi qu'il en coûte", vous le critiquez, mais vous auriez fait quoi?»

«Il y a 400 000 pauvres de plus sous votre quinquennat», lui reproche Marine Le Pen. «Le chiffre le plus brutal, cruel, c'est celui de la productivité: il décroche totalement à compter de votre élection. L'augmentation de la productivité est de 0,1%. Vous êtes présenté à un bilan économique très mauvais et social encore pire! Quand vous annoncez des baisses d'impôts, vous pensez toujours aux gros et jamais aux petits.»

«C'est la taxe d'habitation, Madame Le Pen», objecte Emmanuel Macron. Les 600 milliards de dettes, c'est le Covid, et je l'assume totalement. Que les restaurateurs, les commerçants, les artisans, les petits industriels, viennent témoigner et vous dire qui les a aidés! C'est le gouvernement. C'est l'argent de la nation. Ces 600 milliards de dettes, on les a constitués tous ensemble.
22:03
«La retraite à 65 ans, c'est une injustice insupportable»
Les journalistes basculent sur un nouveau thème: les retraites.
Marine Le Pen, première à s'exprimer sur le sujet, propose une retraite entre 60 et 62 ans. «Je propose un système progressif: tous ceux ayant eu un emploi significatif à l'âge de 20 ans pourront prendre leur retraite à 60. C'est évidemment fort différent du projet de Monsieur Macron qui veut que tout le monde parte à la retraite à 65 ans. La retraite à 65 ans, c'est une injustice insupportable. Contrairement à ce que vous dites, c'est injustifié sur le plan budgétaire.»

Emmanuel Macron enchaîne: «D'abord, on a beaucoup de progrès à financer. On doit améliorer le niveau des retraites. Je propose de passer le minimum contributif à 1100 euros. Vous proposez une même retraite à quelqu'un qui n'a jamais travaillé qu'à quelqu'un qui a trimé toute sa vie.»

«Je ne veux pas d'un projet qui fragilise nos retraités. Je ne veux pas que les impôts augmentent, je les ai baissées de 50 milliards d'euros. Je suis crédible là-dessus», ajoute le président-candidat. «Pour permettre cela, il faut travailler progressivement plus et décaler l'âge légal (62 ans aujourd'hui) de 4 mois par an.»
21:56
«Le projet que vous portez est un projet de rétrécissement»
«Donc 80% du programme d’il y a cinq ans a changé», répond Emmanuel Macron ironiquement. «Votre projet, c’est un projet qui ne dit pas son nom, mais qui consiste à sortir de l’Europe. Vous mentez sur la marchandise».

«J’ai beaucoup plus d’ambition que vous», répond la candidate du RN, qui dénonce la position «européano-centrée» de son adversaire.

«Ma priorité, mon obsession, c'est que les Français puissent travailler dans leur propre pays», ajoute Marine Le Pen.

«Le projet que vous portez est un projet de rétrécissement», objecte Emmanuel Macron.
21:51
«Vous voulez toujours sortir de l'UE mais vous ne le dites plus»
Au sujet de l'Union européenne: «Pour ma part, j'ai toujours été clair, affirme Macron. Je comprends qu'aujourd'hui, vous voulez toujours en sortir mais vous ne le dites plus.»

«Moi je crois en l'Europe et au couple franco-allemand». Il mentionne notamment le vaccin contre le Covid, obtenu grâce à cet accord européen. «Nous avons mis en place les fondements d'une Europe de la défense», ajoute-t-il.

«Il n'y a pas de souveraineté européenne, car il n'y a pas de peuple européen», répond la candidate. «Il y a une souveraineté français, pas européenne.» Marine Le Pen évoque, pour illustrer son propos, le moment où le drapeau européen a été placé sous l’arc de Triomphe à l’occasion de l’ouverture de la présidence française du Conseil de l’Union européenne.

«Je souhaite rester dans l'Union européenne mais je souhaite modifier profondément les conditions de notre adhésion», réplique Marine Le Pen.
21:46
«C'est assez malhonnête, il faut être honnête»
«Vous êtes dans une posture et ce n'est pas digne!» lance Marine Le Pen.

«Je ne reviens sur aucune de mes déclarations», rejette Emmanuel Macron.

«C'est faux, et c'est assez malhonnête, il faut être honnête», lâche Le Pen.

Les candidats débattent ensuite sur les prêts contractés par le parti du Rassemblement national auprès de banques russes. «Nous sommes un parti pauvre et je n'ai jamais considéré que c'était déshonorant», énonce l'ancienne présidente du parti.

«Moi aussi j'ai des prêts devant des banques, comme tous nos compatriotes. Aucun d'entre nous sommes allés les chercher auprès d'une banque russe», tacle Macron.
21:41
«Quand vous parlez de la Russie, vous parlez de votre banquier»
D'abord, je prends note des positions de Marine Le Pen, qui ne correspondent pas à celles de votre parti, relève le président-candidat. C'est un fait. C'est d'ailleurs même l'exact contraire des positions historiques de votre parti.

Il fait référence à l'annexion de la Crimée en 2014. «Vous l'avez fait pourquoi? Vous dépendez du pouvoir russe et de Monsieur Poutine. En 2015, vous avez contracté un prêt auprès d'une banque russe.»

«Quand vous parlez de la Russie, vous parlez de votre banquier», assène Emmanuel Macron. «Vous ne pouvez pas défendre correctement les intérêts de la France.»

«Il sait pertinemment que ce qu'il dit est faux. Je suis une femme entièrement libre!» rétorque Marine Le Pen. «Ce que vous dites est faux. Elle cite un tweet d'elle-même après l'annexion de l'Ukraine.»

«Vous avez reçu Monsieur Poutine en grandes pompes à Versailles, ainsi qu'à Brégançon, votre lieu de vacances», ajoute-t-elle.

«C'était dans le cadre d'une visite d'Etat», répond Macron pour recontextualiser. D'ailleurs voici une image de 2019 de ladite rencontre.
Bild: AP POOL AFP
21:37
Marine Le Pen exprime ses limites sur le sujet de l'Ukraine
Marine Le Pen s'empare du thème à son tour. «Elle commence par affirmer sa solidarité absolue envers le peuple ukrainien. Elle admet les «efforts consentis» par Emmanuel Macron pour aider l'Ukraine.»

«Oui bien sûr, évidemment!», admet-elle. «La limite entre l'aide et la belligérance, il semblerait vous que l'ayez trouvée. J'étais d'accord avec les sanctions.»

«La seule sanction avec laquelle je suis en désaccord, c'est le blocage de l'importation du gaz russe. Cela va faire énormément de mal au peuple français.»

«J'ai exprimé aussi une ancienne crainte, relève Marine Le Pen. C'est faire en sorte que la Russie et la Chine deviennent des alliés si étroits, qu'ils constituent demain une superpuissance économique, monétaire, peut-être même militaire, qui pourrait constituer un danger majeur pour l'Occident et la France. Voilà les limites que j'ai exprimé et lancé. On est obligés de se projeter à long terme.»
21:32
Deuxième thème: le contexte international
Gilles Bouleau met fin au premier thème du pouvoir d'achat pour aborder le second: le contexte international et plus particulièrement l'invasion de l'Ukraine. Que doit faire la France?

«Nous vivons des moments d'une extrême gravité. Les prochaines heures et les prochains jours seront marquée par une offensive de plus en plus forte. Le rôle de la France et de l'Europe est de soutenir l'Ukraine pour résister,» débute Macron. «De la soutenir financièrement, de soutenir les Ukrainiens. Je pense qu'il faut aujourd'hui intensifier et tenir cette ligne, et se prévenir d'une escalade. Il faut tenir les autres pays. La Russie a choisit une voie funeste. C'est pourquoi l'Europe est si importante et peut peser.»

«Il faut faire de la France une puissance d'équilibre et éviter un élargissement du conflit», détaille le président.
21:29
Macron achève le thème du pouvoir d'achat
«Je veux rendre leur argent aux Français. Vous faites des chèques, qui entretiennent l'inflation», reproche la candidate RN. «La suppression de la TVA, en revanche, est désinflationiste. Les mesures que vous proposez sont en même temps inefficaces et mal calibrées.»

«Vous n'avez répondu à aucune de mes remarques et je pense que c'est normal, car vous n'avez pas de réponse», rétorque Macron. «D'abord, ce que vous dites est factuellement faux: le bouclier que nous avons mis en place fait que nous avons baissé de deux fois l'inflation. Deuxièmement, je vous le redis: comme vos mesures sont dans la durée et ne sont pas ciblées, sont tout aussi inefficaces.»
21:25
«Je veux réviser le système de fond en comble», affirme Marine Le Pen
«Vous n'allez pas faire les salaires, Madame Le Pen», affirme Macron. «Je ne veux pas que les salariés qui vous écoutent pensent qu'ils vont bénéficier d'une augmentation de salaire de 10%.»

«Je veux réviser le système de fond en comble», objecte la candidate RN.

«La suppression totale de la TVA sur un panier de 100 produits de première nécessité, tant que l'inflation est supérieure d'un point à la croissance et bien sûr c'est le cas en ce moment.»

«Ah bon? Dans les chiffres constatés ou dans les chiffres prévus?» s'enquiert Emmanuel Macron.

«Dans les chiffres prévus», répond Marine Le Pen.
21:21
«On est dans tous la vraie vie, Madame Le Pen»
«Je veux quelque chose de pérenne, pas quelque chose de provisoire. Ceux qui paient le blocage, ce sont les contribuables», rétorque Marine Le Pen. «Dans la vraie vie...»

«On est dans tous la vraie vie, Madame Le Pen», réplique Macron.

«Les primes, dans la vraie vie, quand vous allez demander un prêt à votre banque, (votre banquier) vous demande votre salaire et il se moque des primes», tacle la candidate.

«Aussi vrai que la prime a une part d'aléas, ce que vous dites est aléatoire, répond Macron. Vous essayez de faire croire que vous allez augmenter les salaires de 10% et que ce sera récurrent.»
21:18
Emmanuel Macron sur le thème du pouvoir d'achat
Sur le même thème du pouvoir d'achat, Emmanuel Macron prend la parole: «Marine Le Pen a raison sur les chiffres. Le prix du carburant a augmenté. Ce que j'assume et ce que je veux maintenir: face au prix de l'énergie, c'est un bouclier qui permet de bloquer les prix. C'est plus efficace.»

«Les Français auront une augmentation de leur facture, car vous avez voté contre le bouclier», affirme le président-candidat. «Je veux maintenir ce bouclier aussi longtemps que la crise sera là. C'est un dispositif de crise.»

Emmanuel Macron note que sa concurrente n'a pas mentionné une seule fois le terme de «chômage». Il énonce ses mesures pour revaloriser le travail et rendre leur pouvoir d'achat aux Français. «Il faut corriger cet effet de bord que vous avez très bien décrit.»
21:13
Premier thème: le pouvoir d'achat
Marine Le Pen est la première à s'exprimer sur le thème du pouvoir d'achat.

«D'abord, je suis obligée d'être le porte-parole des Français», énonce la candidate RN. «Je n'ai vu que des Français qui ont eu des problèmes, qu'ils ne s'en sortaient plus. 7 Français sur 10 ont l'impression d'avoir perdu du pouvoir d'achat depuis 5 ans.»

«Moi je veux faire du pouvoir d'achat la priorité de mon quinquennat si les Français me font confiance», affirme Marine Le Pen.

Parmi ses propositions: la suppression de la TVA pour rendre 12 milliards aux Français, de baisser les impôts, d'exonérer d'impôt sur le revenu les moins de 30 ans...

Finalement, elle veut aider les personnes vulnérables, en doublant les allocations pour les familles monoparentales. «Ma priorité absolue: c'est restituer aux Français leur argent. Je fais le choix de faire des économies sur des dépenses qui me semblent dispendieuses.»
21:08
Emmanuel Macron prend la parole à son tour
Le président candidat prend la parole à son tour, après avoir salué les personnes présentes sur le plateau.

Il concède à Marine le Pen: «Nous avons vécu une période de crises sans précédentes. J'ai traversé cette période en tentant de prendre les bonnes décisions. J'espère continuer.»

«Nous pouvons et devons améliorer les vies du quotidien», confirme Emmanuel Macron. «Notre France sera plus forte si elle devient une grande puissance écologique. Il faut également rendre l'Europe plus forte.»
21:04
Marine Le Pen commence
«Le premier atout de la France, c'est son peuple», entame la candidate du Rassemblement national. «Depuis 5 ans, je l'ai vu souffrir. Je voudrais lui dire qu'un autre choix est possible.»

«Je serai la présidente du régalien,» affirme Marine Le Pen.

«Surtout, je serai la présidente de la concorde restaurée entre les Français. La fraternité nationale, c'est celle qui unit les Français.»
21:00
Un faux départ pour commencer
Marine Le Pen, première à parler, se lance dans son discours alors même que la musique joue. Les journalistes n'ont pas pu poser leur première question. On interrompt la candidate et les journalistes lancent leur première question. Un faux départ pour la candidate du Rassemblement national.
21:02
Le débat commence
21 heures: le débat de l'entre-deux tours commence.

Gilles Bouleau et Léa Salamé, les arbitres, rappellent les règles du jeu.

Marine Le Pen est la première à prendre la parole.
20:55
5 minutes avant le début du duel
Les journalistes Léa Salamé et Gilles Bouleau, chargés d'arbitrer le débat, sont déjà sur le plateau. Ils répètent une toute dernière fois le lancement.

Quant aux candidats, ils sont en train de réviser leurs fiches, concentrés. La pression est intense.
20:47
Quelques minutes avant le début: calme et concentration
Il ne reste que quinze minutes avant le début du débat! Derniers coups de chiffon: tout doit être impeccable avant l'arrivée des candidats. Les journalistes n'ont désormais plus le droit de poser un pied sur le plateau.

Ces dernières minutes sont cruciales pour les candidats, avant de traverser deux heures et demi de débat. Marine Le Pen est encore au maquillage, tandis qu'Emmanuel Macron a déjà terminé. Les équipes de chacun les disent «sereins».
20:17
Le début du débat présidentiel est imminent
Le débat de l'entre-deux tours opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen approche! Vous pourrez le suivre à nos côtés dans ce live-ticker à partir de 21 heures.

A moins d'une heure du lancement, le plateau est en place et les derniers préparatifs vont bon train. «On est comme dans un ring», a confié le réalisateur du direct, Didier Froehly, à une journaliste de LCI.

Pendant ce temps, les candidats achèvent d'être maquillés et finissent de réviser leurs fiches.

Pour tout connaître des préparations...👇

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Le discours de Macron ++ Une Marseillaise à l'américaine
L'élection présidentielle française donne lieu à un sentiment de déjà-vu: un duel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron qui a été remporté par ce dernier. Le résumé des informations les plus importantes.

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