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Vous n'en pouvez plus de la chaleur chez vous? Voici mes astuces

Traverser les périodes caniculaires a tout d'une épreuve du survivant.
Traverser les périodes caniculaires a tout d'une épreuve du survivant.Image: Shutterstock
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J'ai créé un guide pour survivre à la chaleur dans mon appart

Pas de ventilateur, pas de clim! Je me le suis juré il y a longtemps. Les quelques jours de canicule de l’été, je peux les passer sans. Rafraîchir l’appartement? La vraie question serait plutôt: comment éviter qu’il fasse encore plus chaud chez moi? Et quand il fait déjà plus de 20°C à 5 heures du matin, on oublie les grands principes: la priorité, c’est Madame E. Autrement dit, moi.
20.07.2026, 17:5821.07.2026, 05:39
Sabina Galbiati

Chaud, plus chaud, beaucoup trop chaud: bienvenue dans mon appart en été! Rassurez-moi: vous connaissez ça aussi? Quelque part entre juin et août, il y a toujours ces journées où l’on se dit que plus jamais, la température ne redescendra sous les 35°C. En tout cas, c’est exactement l’impression que ça donne.

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Ce blog est un partenariat de contenu avec SuisseEnergie. Les articles sont rédigés par la journaliste indépendante Sabina Galbiati.

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Peut-être qu’au moment où vous lirez cet article, la vague de chaleur sera déjà passée. Peut-être qu’on sera en plein dedans. Ou peut-être qu’elle sera encore en train de nous foncer dessus. Dans tous les cas: dans mon vieux logement sous les toits, le concept d’appart-four ne relève pas de la métaphore. C’est une expérience immersive. Dès que les nuits ne repassent plus vraiment sous les 20°C pendant un certain temps, ou même sous les 23°C, soyons honnêtes, tout l’immeuble finit par emmagasiner la chaleur. Elle stagne. Elle s’installe. Elle vous regarde souffrir.

Jusqu’ici, je n’ai jamais réussi à me résoudre à acheter un ventilateur. Parce qu’au fond, ça brasse surtout de l’air chaud. Oui, je sais: l’effet d’évaporation, la sensation de fraîcheur, tout ça… Mais la nuit, je trouve ça plutôt désagréable. Et même les modèles supposément silencieux finissent toujours par faire trop de bruit quand on essaie de dormir.

Une clim pour quelques jours par an? Non merci

Et puis il y a les climatiseurs. C’est une évidence: côté consommation d’énergie, ils ont fait de sacrés progrès ces dernières années. Mais, pour mon petit appart, je continue à trouver l’achat un peu disproportionné. Car il ne s’agit au fond que de tenir quelques jours par année. Et, selon le modèle, ce truc finirait par prendre de la place quelque part en permanence.

En plus, on a une clim dans notre bureau de quatre personnes. Ça aide un peu à survivre aux épisodes de chaleur… jusqu’au moment où je rentre chez moi le soir.

Pas de miracles, mais deux ou trois astuces

La question de savoir comment rafraîchir mon chez-moi s’est malheureusement posée de plus en plus souvent ces dernières années.

Le problème, c’est qu’on trouve aussi beaucoup de conseils moyennement utiles qui traînent sur Internet. En réalité, l’efficacité (ou l’inutilité) des systèmes dépend énormément du niveau d’isolation, de l’orientation de l’appart (nord, sud et compagnie) et de tout un tas d’autres facteurs.

Palier de survie 1: les fenêtres ont leurs limites

En principe, il faudrait garder les fenêtres et les stores fermés pendant la journée, afin d’empêcher la chaleur d’entrer et d’éviter que le soleil ne transforme encore plus l’appartement en serre. On aère la nuit et très tôt le matin. C’est ce que répètent à peu près tous les spécialistes sur Internet. Et c’est sans doute la seule règle qui vaut vraiment pour tout le monde.

Sauf que ça ne marche plus quand il faut attendre 5 heures du matin pour repasser sous les 20°C, ou quand les températures ne descendent carrément plus sous les 22 ou 23°C. Les fenêtres fermées, ça ne marche pas non plus dans mon petit appart ancien quand je fais du télétravail. Là, l’humidité l’emporte face à la chaleur. Je dois au minimum laisser la fenêtre de la cuisine ouverte, sinon on passe en mode sauna.

Palier de survie 2: éviter certains appareils

Quand nous autres, camarades de galère, avons atteint le point sauna, il faut poser la question autrement: comment éviter que l’appart devienne encore plus chaud?

Dans ces périodes-là, je ne cuisine pas et je n’allume pas le four. Pas question que le four et les plaques en fonte viennent encore rajouter leur petite contribution. Avec des appareils modernes, ce n’est évidemment plus vraiment un sujet. Mais, chez moi, c’est la pleine saison du bircher müesli, des salades sous toutes leurs formes et du pain avec un truc dessus.

J’éteins aussi le modem, alias le mini-four, dès que je peux. Mon vieil aspirateur, lui, prend ses quartiers d’été: il chauffe trop l’air. Au besoin, une balayette et une petite pelle font aussi l’affaire. Même combat pour mon foehn Otto, que vous connaissez déjà: lui aussi a congé pour cause de chaleur.

Palier de survie 3: se rafraîchir soi-même

Les jours où je pourrais quasiment nager dans ma propre transpiration, je pense souvent aux personnes âgées coincées dans leur logement surchauffé, parce qu’elles ne peuvent pas vraiment sortir avec ces températures. Ou aux bébés et aux enfants en bas âge. Pour eux non plus, ça ne doit pas être une partie de plaisir. Pardon, je m’égare…

On dit qu’il faudrait boire du thé tiède dans ces moments-là. Moi, je n’y arrive pas. Je négocie donc avec moi-même et je pars sur de l’eau pas tout à fait glacée. Lire, manger, regarder des séries: tout ça se fait très bien en sous-vêtements. Et, comme ça, la transpiration peut s’évaporer sur une surface beaucoup plus grande et faire son petit effet rafraîchissant.

J’ai aussi toujours une poche de froid au congélateur. Vous savez, ces trucs avec le gel bleu. Je l’enroule dans un linge de cuisine, puis je pose mes jambes dessus quand je traîne sur le canapé. Ou mes pieds, la nuit, pour dormir.

Le gant de toilette dans le lit

Quand le dernier niveau de survie est atteint et qu’il fait 27 ou 28°C dans l’appart pendant la nuit, il ne reste plus que le gant de toilette et l’éventail. Je passe le gant humide sur les bras, les jambes et la nuque, puis l’éventail fait son petit miracle grâce au froid par évaporation. En général, ça suffit à me rendormir.

Et vous? Que vous viviez sous les toits, dans un vieil immeuble ou dans un logement parfaitement normal: quelles astuces marchent vraiment chez vous pour faire baisser la température? Et avec la clim, vous en êtes où? Partagez vos expériences et votre ras-le-bol dans les commentaires!

Sabina Galbiati

A propos de l'autrice

Sabina Galbiati ...
… est journaliste indépendante, blogueuse et autrice. Elle aime avant tout raconter les histoires de personnes inspirantes et s’intéresser aux petites choses qui façonnent notre quotidien. Sous le nom de «La Durable», elle a déjà tenu un blog sur watson.ch consacré à la protection du climat et de l’environnement au jour le jour. Désormais, sous le pseudonyme de «Madame Energie», elle se penche sur les économies d’énergie, chez elle comme au-delà de ses quatre murs. Elle y raconte les défis très concrets, les discussions parfois animées et les situations ordinaires auxquelles elle est confrontée. Le tout, comme toujours, avec une bonne dose d’humour.
C'est la canicule, tout fond!
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C'est la canicule, tout fond!
source: imgur
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