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Basketball

Netflix revient sur l'existence chaotique de Lamar Odom

Lamar Odom, une existence chaotique alors qu'il martyrisait les équipes de NBA.
Lamar Odom a démarré sa carrière au Los Angeles Clippers avant de filer dans l'autre franchise, celle des Lakers. C'est à partir de 2011 que le joueur a perdu les pédales.Image: Netflix

Netflix plonge dans la vie fracassée de cette ex-gloire de la NBA

Lamar Odom, l'ancienne superstar de la ligue américaine de basketball (NBA), revient sur ses déboires et ses addictions dans un documentaire pour Netflix.
03.04.2026, 16:0603.04.2026, 16:06

Le nouveau volet de la série sportive L'Envers du sport produite par Netflix (depuis 2021) nous offre une sacrée tranche de vie. Celle de Lamar Odom, superstar des parquets de la prestigieuse ligue de basketball américaine, la NBA.

Ce nom ne vous dit rien? Faut-il rappeler que l'ancien joueur des Los Angeles Lakers a raflé deux fois le championnat — en 2009 et 2010 —, atteignant ainsi le sommet de la NBA?

Mais le natif de New York a des vices, un réservoir à folies qui va lui pourrir sa carrière et la vie. Son existence est si chaotique qu'elle pourrait faire l'objet d'un biopic. Il a tout fait, tout vécu: il a perdu un enfant, embrassé la gloire sur les parquets et amassé des fortunes, épousé une star comme Khloé Kardashian, s'est pavané à l'écran, dans une téléréalité (Khloé and Lamar), avant la chute, la culbute dans la drogue et son addiction au sexe. Netflix nous plonge dans l'abîme d'Odom.

Lamar Odom lors de son passage à l'université.
Lamar Odom.Image: Netflix

Cette descente aux enfers trouve son acmé au Love Ranch, une maison close à 130 kilomètres de Las Vegas, dans le désert, le 13 octobre 2015. La vie de Lamar Odom bascule alors qu'il vient de sniffer un rail de coke et d'avaler une bonne dizaine de «Reload», un viagra pour performer au plumard.

Voilà le tableau, celui d'un homme que la célébrité a grillé jusqu'à la moelle. Et à Lamar Odom de confesser:

«Est-ce que je regrette? Putain, oui»

Cette dégringolade a commencé par un rail sniffé à Miami en 2003. Mais le début de la fin s'amorce à Dallas, lors de son transfert en 2011. Pilier des parquets au Los Angeles Lakers, il est envoyé dans le Texas pour épauler la star allemande Dirk Nowitzki. Spoiler: un échange qui se passera mal.

Le malaise est profond et surtout visible. Pour masquer la poudre blanche reniflée, il déjouait les contrôles antidopage grâce à l'ingestion d'antidouleurs — un produit masquant qui lui permettait de dissimuler son addiction. Mais comme le lui martelait sa grand-mère, «les secrets finissent toujours par se savoir».

Khloé Kardashian, qui tentait de le garder sur les rails, se disait, sans l'affirmer, sa bouée de sauvetage:

«Il a fait plusieurs overdoses, j'ai dû lui pomper l'estomac»

Totalement embarqué dans cette spirale infernale, Odom perd les pédales, jusqu'à ce fameux 13 octobre 2015. Il souffre alors d'insuffisance rénale, de six infarctus et de douze AVC, avant quatre jours de coma artificiel. Il en sort vivant, mais meurtri: incapable de marcher, de parler, ses facultés neurologiques sévèrement atteintes. Le chantier Lamar Odom est ouvert. Il est vaste.

Alors qu'il se battait pour sa vie, qu'il tentait de retrouver son indépendance d'homme, on découvre alors la machine médiatique, ce tourbillon infernal que Khloé Kardashian prend en pleine face, qu'elle tente de contenir autour de son futur ex. C'est elle-même qui s'est dépatouillée, pour l'aider et soi-dit en passant, lui a sauvé la vie. Kardashian affirme que le père d'Odom, dont il n'avait plus de nouvelle, aurait débranché son fils si elle n'était pas intervenue à l'hôpital.

La vie d'Odom est un drame perpétuel.

Khloé Kardashian
Khloé Kardashian aujourd'hui.Image: instagram khloekardashian

«Je ressentais une telle responsabilité de tout dissimuler, de garder le contrôle et de le protéger», confie Khloé Kardashian, se voyant aujourd'hui comme une complice de la dépendance d'Odom.

Elle suggère même que leur mariage aurait pu tenir, si Odom n'avait pas rechuté en cachette. Mais le surprendre à fumer du crack quelques mois après l'hôpital signe la fin.

Odom ne conteste rien, ne remet rien en question devant la caméra du réalisateur Ryan Duffy. Pire, il semble peu reconnaissant envers celle qui l'a maintenu en vie. On peut y percevoir une forme d'ingratitude, de suffisance parfois.

Pourtant, au fil du documentaire, Lamar Odom — aujourd'hui de nouveau sur ses jambes et prêt à embrasser une carrière d'entraîneur — laisse affleurer une vraie vulnérabilité. Une fissure dans la carapace, qui rappelle une fois de plus combien le sport peut servir de digue contre le flux d'angoisses et de fêlures intérieures. En guise de conclusion, il résume tout en une phrase, qu'on voyait venir depuis le début: le basket était un refuge. La célébrité, lui, il n'y était pas prêt.

«Odom, de temps morts en temps forts» est disponible sur Netflix.

Vidéo: watson
Les coulisses de la série Monsters sur Netflix
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Les coulisses de la série Monsters sur Netflix
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source: monsters_mc_202_20240205_dsc_3750.nef
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