Les dessous scandaleux des Oscars 2026
Sacré panier de crabes que les Oscars, qui concentrent en l'espace de quelques heures plus de rivalités, jalousies, egos, d'argent et de pouvoir qu'un forum du G20 - robes à paillettes en plus - dans l'atmosphère étouffante du Dolby Theatre. Cette année s'est révélée particulièrement fournie, entre le camouflet infligé à l'ex-favori Timothée Chalamet et les nouvelles règles imposées aux convives de la très convoitée «after party» du magazine Vanity Fair.
After party et stars de «seconde zone»
Presque aussi importante que la remise des prix, l’after party annuelle de Vanity Fair est l'une des invitations les plus convoitées depuis son lancement en 1994 par l'ancien rédacteur en chef du magazine, Graydon Carter.
Sous l'impulsion de son successeur à la tête de la célèbre publication, Mark Guiducci, l'accès à cette édition s'est encore corsé en 2026: ces dernières semaines, le rédacteur en chef n'a pas fait mystère de son intention de réduire la liste des invités au strict minimum, en écartant notamment certains pontes d'Hollywood et autres puissants dirigeants de Netflix, Disney, Amazon et compagnie, pour créer une «ambiance intimiste».
Une liste «restreinte» composée en grande partie de personnalités du monde de la mode, qui n'a toutefois guère empêché plusieurs «célébrités de seconde zone mal habillées», comme l'écrit le Daily Mail avec sa délicatesse coutumière, «de se pavaner avec arrogance sur son élégant tapis couleur étain».
Entendez par là: Rita Ora (qui, je cite, «n'a connu aucun succès musical majeur depuis la fin des années 2010»), Julia Fox («surtout connue comme l'ancienne petite amie de Kanye West») ou encore Heidi Klum («qui n'a jamais été une actrice sérieuse et qui a pris sa retraite du mannequinat de haute couture il y a longtemps»).
Voilà pour les balles perdues.
Cela dit, les déçus ont pu se rabattre sur des alternatives alléchantes à l'after de Vanity Fair. Elles ne manquaient pas dimanche soir à Los Angeles, qu'il s'agisse de la fête organisée par Madonna et le célèbre manager Guy Oseary, réputée pour être la plus exclusive et décontractée de la ville, ou encore celle de Jay Z et Beyoncé au Château Marmont, où Taylor Swift et son fiancé Travis Kelce auraient fait une incursion très, très, trrrrrrès discrète.
Tellement discrète que voici la seule image qu'on garde de Taylor:
Pas assez à bouffer
Et si l'abondance de champagne, de mini-bouteilles de tequila Don Julio 1942 et de cigarettes en libre-service a permis aux convives de l'after party Vanity Fair de se détendre, les invités ont surtout été ravis de pouvoir se reporter sur les burgers de la célèbre chaîne de fast-food californienne In-N-Out et les pizzas de Domino's.
Les palais plus tatillons pouvaient également se porter sur le buffet italien préparé par le chef Evan Funke, fondateur de la chaîne de restaurants Mother Wolf, qui comprenait des lasagnes à la cantonaise, du bar ou encore de l'entrecôte de bœuf grillée, ainsi qu'un assortiment de pâtes maison signature, précise The Hollywood Reporter.
De quoi se remettre d'aplomb après la cérémonie de remise des Oscars de près de trois heures, sans grand-chose à se mettre dans le gosier. Selon le journaliste Kyle Buchanan, spécialiste cinéma pour le New York Times, les participants ont dû combler l'attente avant le dîner en se contentant de quelques snacks sur le pouce.
Ceci dit, les stars photographiées les crocs plantés dans un burger, comme les actrices Elle Fanning et Zoe Saldana, se comptaient sur les doigts d'une main. Nombre de leurs collègues aperçues sur le tapis rouge — à commencer par Emma Stone et Demi Moore — affichaient plutôt une maigreur inquiétante, alimentant les rumeurs selon lesquelles Hollywood serait sous l'emprise de médicaments amaigrissants tels que l'Ozempic et le Mounjaro.
Et puis, il s'agissait d'éviter les tâches de ketchup: parmi les nouvelles règles de l'after party de Vanity Fair figurait l'interdiction de prendre des photos officielles sur le tapis rouge devant le logo du magazine avant la fin du show.
Autrement dit, les personnalités devaient d'abord entrer pour dîner, puis ressortir afin de prendre la pose devant les photographes, une fois leur repas bien arrosé terminé. Sacrée performance.
Fails vestimentaires et pauses pipi
Sans oublier que du fait de boire et manger découle des besoins naturels qui n'épargnent pas les hautes gens d'Hollywood. A chaque cérémonie, les toilettes posent un défi de taille. Comme le rappelle Page Six Hollywood, il arrive que les participants soient pris d'une pressante envie pile au mauvais moment, lors de l'annonce de leur catégorie ou de la victoire d'un collègue. Leurs tenues peuvent transformer cette situation déjà gênante en véritable numéro d'équilibriste.
Prenez Gwyneth Paltrow, par exemple: on ne peut s'empêcher d'avoir une pensée émue pour la star alors que sa somptueuse robe bustier sur mesure signée Giorgio Armani Privé comportait des fentes jusqu'aux cuisses et des empiècements latéraux transparents qui, suite à un incident vestimentaire, ont failli la laisser... à poil.
Gwyneth Paltrow’s dress, with the sides completely exposed & the whole ‘going commando’ vibe, just wasn’t it. 👀
— Hanz (@fashionistaera) March 16, 2026
The moment she started running away from the cameras, it kind of said everything. She didn’t seem comfortable in it herself.🙄 pic.twitter.com/FJTA78X2a9
Sur une vidéo devenue virale dimanche soir, on voit l'actrice soulever le bas de sa longue robe pour éviter de trébucher en descendant les escaliers, dévoilant ainsi une partie de sa poitrine. Mais, après tout, comme l'a confié une source au Daily Mail:
D'autres stars, elles, ont dû faire pression sur les hôtesses des Oscars pour avoir la primauté aux petits coins. C'est le cas d'une célébrité dont Page Six a tu le nom, ce dimanche soir.
Alors que sa catégorie était programmée tôt dans le show, celle-ci s'est vue bien obligée de demander très fort si elle avait le temps d'aller se soulager. «Je n'ai pas le temps?», se serait-elle écriée lorsqu'un membre du personnel l'a avertie que le timing risquait d'être trop court. «Je vais me faire pipi dessus!»
Ah, les joies d'être une célébrité hollywoodienne... Vivement l'année prochaine.
